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  • Des nouvelles de la rentrée 2010 à La Réserve

    Le samedi 18 septembre, nous serons avec Nancy Huston pour parler avec elle de ses livres, et en particulier le dernier Infrarouge. Ce sera à 16 heures au CAC Georges Brassens de Mantes-la-Jolie.

Le blog de La Réserve, par Stéphane Bernard

Des nouvelles de la rentrée 2010 : le samedi 18 septembre, nous serons avec Nancy Huston. Et dès le 20 août nos premières chroniques de la rentrée littéraire 2010.

La Ruelle bleue parle de son libraire, son libraire est sur LCI, et on peut voir l’émission ici

Et on vous dit quand même ce qu’est la Ruelle Bleue : c’est un blog consacré à la littérature, et dont la rédactrice est aussi une des principales contributrices du site de La Réserve. Elle a commencé ici, y a pris goût et a créé son propre outil, tout en continuant à collaborer avec La [...]

Abysses de Frank Schätzing (trad. Danièle Darneau, coll. Points-Seuil)

La mer se révolte contre l’homme. La mer dans toutes ses dimensions : comme milieu, comme biosphère, donc avec tous ses composants animaux, minéraux, chimiques… L’homme est chassé radicalement de toutes la surface des océans, et les choses ne vont peut-être pas en rester là.

Kasane tome 2, de Gou Tanabe (éd. Kana)

Vous ne serez pas déçus par ce second tome des aventures horrifiantes et fantasmagoriques du jeune Shinkichi. Un dessin formidable de précision et de style.

Cadavre exquis, de Pénélope Bagieu (coll. Bayou, éd. Gallimard)

BD. Une fable enjouée et pleine de réalisme. Un plaisir pour les yeux et pour le moral !

Sheol, de Dogado (coll. Mirages, éd. Delcourt)

Une atmosphère sombre et suspecte. Un graphisme étonnant, des contre-plongées très réussies. Très agréable.

Mon cauchemar et moi, de Yohan Sacré (éd. Manolosanctis)

BD. Une fable onirique et poétique dans un décor proche de celui de Tim Burton ou de Miyazaki.

Zuleika Dobson de Max Beerbohm (éd. Monsieur Toussaint Louverture)

Ce texte, publié en 1911, est un véritable petit joyau d’écriture. Fin, élégant, pittoresque, drôle, parfois sarcastique, ce roman retrace l’aventure de Zuleika Dobson, femme fatale en visite à Oxford chez son grand-père.
Badinage satirique et drame romantique tout à la fois, Zuleika Dobson est une « fantaisie » où le frivole le dispute à la gravité, la noblesse à la mondanité, l’extravagance à la fatuité. Outre « le sublime et le grotesque » chers à Hugo, l’auteur ajoute ici un troisième ingrédient : l’humour, qui donne lieu à de réjouissants dialogues effrontés et des scènes baroques non moins cocasses.

Bellefleur de Joyce Carol Oates (traduit par Anne Rabinovitch, éd. Stock)

Restez concentrés, reportez-vous souvent à l’arbre généalogique indispensable, soufflez de temps en temps (les lectures en apnée ne sont pas recommandées) et laissez-vous emporter par la plume romanesque d’une magicienne des mots.

Une bombe sexuelle ukrainienne s’affronte aux deux filles de sa « victime » de 84 ans : comédie loufoque se tranforme en farce à la fois pathétique et hilarante.

Nos séparations, de David Foenkinos ( coll. Folio, éd. Gallimard)

Fritz et Alice, Alice et Fritz, prénoms indissociables pour une belle histoire d’amour. Et pourtant leur vie ne sera faite que de séparation. Diverses raisons sont en cause : la famille, le travail …ou la bêtise tout simplement !
Leurs chemins se croiseront plusieurs fois au long de leur vie, mais ne se rejoindront définitivement pas. ( Et [...]

Peine maximale, d’Anne Vantal (éd. Actes Sud junior)

Trois jours de cour d’assises, lors du procès d’un jeune homme de vingt-cinq ans. Le rythme du récit chronologique et les différents points de vue qui alternent de personnage en personnage maintiennent un suspens et un intérêt constant. On ne peut s’empêcher de prendre le rôle d’un treizième juré et de voter nous aussi au moment de la délibération.

Alors ? Clémence ou sévérité ? Vous auriez voté quelle peine, vous ?

Photo de groupe au bord du fleuve, d’Emmanuel Dongala (éd. Actes Sud)

Après les enfants soldats de Johnny chien méchant, Emmanuel Dongala met en scène dans son nouveau roman un groupe de femmes casseuses de pierre.
Ce roman est autant le récit d’un conflit social que celui d’un combat politique. Se battre jusqu’au bout pour ne plus être exploitées et se faire respecter, tel est le but des ces femmes qui n’ont plus rien à perdre.

Le Nazi et le Barbier d’Edgar Hilsenrath (traduit par Sacha Zilberfarb et Jörg Stickan, éd. Attila)

Dans « Le Barbier et le nazi », Hilsenrath adopte un point de vue provocateur : le nazisme et l’Holocauste sont pour la première fois évoqués sous l’angle du bourreau, mais à travers une satire baroque énoncée avec un détachement cru et une ironie mordante. Le personnage principal est grotesque et semble tout droit extrait d’une farce cruelle, une pantalonnade insolente. Le tout servi par une écriture truculente et fantasque.

Un pays à l'aube, de Dennis Lehane (coll Thriller, éd. Rivages)

Publié en 2009, ce roman n’est pas le dernier « thriller » de Dennis Lehane. Non, il s’agit en fait d’un roman au souffle épique, retraçant un épisode historique de la ville de Boston sur fond de tensions sociales et manipulations politiques. Il s’ouvre au moment ou prend fin Contre-jour, de Pynchon, c’est à dire à la fin de la première guerre mondiale.
(…)
Dennis Lehane nous décrit la ville, ses quartiers, ses habitants, avec une belle puissance d’évocation. Il nous fait vivre les émeutes de l’intérieur, illustre brillament la montée du Red Scare, décortique les manipulations politiques, les stratégies syndicales, les rouages de la société américaine de cette époque. Il convoque de grandes figures de l’histoire américaine…

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, de Stig Dagerman (éd. Actes Sud)

Ecrit en 1952, ce texte intense, fervent et glaçant tout à la fois, est certes très exigeant. Stig Dagerman, jeune homme idéaliste tourmenté, très certainement hypersensible et d’une acuité impressionnante malgré son jeune âge, livre ses considérations sur la liberté de l’homme, l’emprise du désespoir, la difficulté de vivre, le salut de la création. Il oscille entre le constat d’une grande désolation empreinte d’une inexorable vanité et une aspiration éperdue au bonheur, une rage dévorante de vivre.
(…)
Cette réflexion, comme un testament, est d’une fulgurance d’autant plus douloureuse qu’elle s’appuie sur une analyse méthodique, une démonstration accablante, une rigueur intellectuelle éclairée. D’un côté, il y a le bouillonnement de celui qui veut survivre coûte que coûte, de l’autre il y a la froideur de la réalité. Cette dualité si paradoxale décuple la puissance du propos. Le raisonnement sec qui mène alors au constat impassible de l’échec entre brutalement en collision avec les affres de l’impuissance, la fièvre de l’émotion, l’agitation des sentiments, la commotion de l’âme. Et cela nous heurte de plein fouet, nous touche et nous foudroie.

Meurtre dans un jardin indien, de Vikas Swarup (traduit par Roxane Azimi– ed. Belfond)

Enfin le deuxième roman de Vikas Swarup, auteur des « Fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire » (devenu « Slumdog millionnaire » au cinéma).

Le Miel des frelons d’Abdelaaziz Behri (éd. Persée)

« Le Miel des frelons » est le récit d’un jeune instituteur affecté dans le désert. Soudain, une rencontre avec un mystérieux Touareg, chef d’un groupe de nomades sans passé certain ni identité précise, vient bouleverser sa vie !

La ligne de sang, de DOA (coll Folio policier, éd. Gallimard)

Belle réussite que ce roman à l’assemblage périlleux de genres disparates qui confinent parfois au scabreux, mais qui détient cependant la clé de quelques heures de lecture prenante et frémissante.

Les Lieux sombres, de Gillian Flynn (éd. Sonatine)

Tout en nuances, Gillian Flynn arrive à distiller au cours de son récit une insidieuse mélancolie qui fait de ces « lieux sombres » une lecture prenante et attachante.

Mort de Bunny Munro, de Nick Cave (éd. Flammarion)

Je l’ai lu d’une traite. Pourtant, il m’est arrivé souvent de vouloir décrocher, écœurée. Trop cru. Trop effrayant. Grotesque. Et puis non, j’étais scotchée : jusqu’à la lie. Et quand j’ai refermé le livre, j’étais vaguement nauséeuse. Je ne me sentais pas fière : comme si j’avais regardé à travers le trou d’une serrure et [...]

Le souffle de l'Ogre, de Brigitte Aubert (Fayard noir)

Brigitte Aubert nous convoque au pays des contes de notre enfance. Nous retrouvons donc avec bonheur le Petit Poucet, le Chat botté, Peau d’âne, Blanche Neige, Riquet à la Houpe, Barbe Bleue, Hansel et Gretel et autres fées et princesses issues de l’imagination fertile de Charles Perrault ou des frères Grimm. Dans un maelström virtuose, [...]

L'Horizon, de Patrick Modiano (éd. Gallimard)

Bosmans, homme de lettres, est à la recherche d’une femme qu’il a connue quelques décennies plus tôt, une femme-miroir qui lui ressemblait étrangement, dont il était certainement amoureux.

« Ils n’avaient décidément ni l’un ni

Accords en harmonie de Chris Sheldon et Alain Le Cam (éd. Sheldon)

L’Ensemble orchestral de Mantes-la-Ville, dirigé musicalement depuis de longues et belles années par Jean-Luc Fillon, fête ses 125 ans!

Cela valait bien un livre. Grâce au travail de Chris Sheldon et Alain Le Cam c’est désormais chose faite : Accords en harmonie.

Un voile. Un certain mois de juin (journal),  de Bérangère Lefranc (éd.Michalon)

Artiste plasticienne, Béatrice Lefranc a décidé d’éprouver, pendant un mois, le vécu et le ressenti d’une femme entièrement voilée. Ce livre est son journal.

Treize raisons, de Jay Asher (coll. Wiz, éd. Albin Michel)

Autant un roman qu’un polar, autour du suicide d’une lycéenne. Une véritable enquête au cœur des émotions d’un personnage fragile, pur et solitaire.

Le silence des esprits, de Wilfried N’Sondé (éd. Actes Sud)

Lorsque survivre est le but ultime, à qui peut-on se fier ? Alors qu’il fuit la police, Clovis N’Zila, un sans-papiers africain, croise une femme dans un train de banlieue. Cet émouvant roman sonne aussi comme un enrichissant témoignage.

Les Enfants de la veuve, de Paula Fox (éd. Joëlle Losfeld)

Publié en 1976 et réédité en France aujourd’hui, « les enfants de la veuve » est une nouvelle incisive et grinçante sur le thème de la famille, de l’amour filial et maternel, des relations humaines écrasées par des egos surdimensionnés.

Un train nommé Russie  de Natalia Klioutchareva  (traduit par Joelle Roche-Parfenov – éd. Actes Sud)

Ce premier roman de Natalia Klioutchareva nous immerge dans l’univers de la Russie par-delà les siècles.

Mon amour ma vie de Claudie Gallay (coll. Babel et Babel J, éd. Actes Sud)

Claudie Gallay nous livre un roman fort en émotions et plongé dans l’univers à la fois triste et magique des Tsiganes. Une plume déroutante, poétique. Un beau voyage.

Le Chemin de Sarasvati de Claire Ubac (éd. Ecole des loisirs)

Comme de coutume, chaque fois que Claire Ubac commence une histoire, on se retrouve piégé et embarqué jusqu’à l’achevé d’imprimer.

Kasane, de Gou Tanabe (éd. Kana)

Un dessin vraiment saisissant grâce à des expressions très marquées et à des jeux d’ombre et de lumière

Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas (éd. de l’Olivier)

C’est un plongeon au cœur de la précarité que nous effectuons auprès de Florence Aubenas. Avec elle, nous partageons le quotidien fragile d’une dizaine de précaires, devenus des quasi-personnages de roman.
Sur le ferry, nous tanguons, éponge à la main, dans la frénésie du métier ingrat et éprouvant de femme de ménage.
A Pôle-Emploi, nous entrons dans [...]

Savoir-vivre, de Hédi Kaddour (éd. Gallimard)

Quelles sont les clefs d’un bon roman ? Un triangle amoureux, un héros étrange et riche d’un lourd passé, une fin épatante…Hédi Kaddour a donc toutes les cartes en main pour son dernier roman.

Mort en lisière de Margaret Atwood (coll Pavillons poche, éd. R Laffont)

Dix récits : la plupart racontés par des femmes. Ces nouvelles ont en commun la solitude et les questions existentielles d’un personnage face à un événement décisif dans sa vie.

Sylvia de Leonard Michaels (traduit par Céline Leroy – éd. Bourgois)

Peu d’auteurs osent se dévoiler de cette manière. Dans ce roman/témoignage, Léonard Michaels revient sur sa jeunesse ou plutôt sur sa première vraie et grande histoire d’amour ; vous savez celle que vous n’oublierez jamais et qui vous laisse un goût amer.

Sukkwan Island de David Vann (traduit de l’américain par Laura Derakinski – éd. Gallmeister)

Ce puissant roman décrit la force de la nature dans toute sa splendeur, nous rappelle la petitesse de l’humain face à l’immensité de l’espace. Mais, c’est aussi et surtout l’histoire d‘un père et d’un fils qui se sont ratés, n’ont pas su se comprendre jusqu’à ne plus pouvoir revenir en arrière.

Un auteur prometteur, dans la lignée de Cormac McCarthy.

Laitier de nuit d’ Andreï Kourkov (traduit par Paul Lequesne – éd. Liana Levi)

Kourkov utilise le tragicomique et l’absurde pour peindre une Ukraine encore fragilisée par l’ex-URSS et dénoncer toute l’absurdité de ce pays qui ne sait sur quel pied danser. Une fable douce et amère qui a tout pour plaire. Par l’auteur du « Pingouin ».

Et trois polars scandinaves, trois !

Des Scandinaves y’en a d’autres! Eh oui, et des bons ! Prenez « Qui sème le sang », d’Arne Dahl (éd. du Seuil). C’est proprement excellent. « Hiver » de Mons Kallentofr (éd Serpent à plumes) est le début d’une série où chaque titre est articulé à une saison. « Je ne porte pas mon nom » d’Anna Grue, voilà un livre qui pourrait plaire, entre autres, aux fans de Camilla Läckberg (et pour ma part je préfère même !).

La Maison aux paupières crevées de Christian Roux (éd. Syros)

La fin des vacances approche, et Mathilde n’a pas reçu de nouvelles de son amie Jocelyne, alors que les deux collégiennes avaient promis de s’écrire… Inquiète, Mathilde part à sa recherche, persuadée qu’elle a été kidnappée. Par l’auteur de Braquages et de Kadogos

La patrouille de l'aube de Don Winslow (éd. du Masque)

Décidément, nos grands auteurs aiment le sport.
Avec Denis Lehane, et son magnifique Un pays à l’aube (éd. Rivages), on ne peut plus rien ignorer du base ball. En fait si on n’y comprend toujours rien, peu importe, c’est d’abord un grand roman social sur l’Amérique des années vingt. Avec son inoubliable grève de flics à [...]

Les canards en plastique attaquent, de Christopher Brookmyre (éd. Denoël)

C’est à la fois un livre très drôle (on n’est pas loin de Tom Sharpe) et un vrai livre de combat. Sa cible : les médiums, virtuoses du paranormal, qui subjuguent les publics les plus sceptiques par leurs dialogues avec l’au-delà. Décapant !

No et moi de Delphine de Vigan (éd. J’ai lu)

Un roman touchant et émouvant. Une amitié naissante entre deux personnalités opposées. Delphine de Vigan sait relater la réalité de notre société et dépeindre nos sentiments.

Starvation Lake de Bryan Cruley (éd. Le Cherche-midi)

Starvation Lake est un premier thriller d’une rare efficacité, à lire sous la couette quand le thermomètre à l’extérieur descend sous zéro.

Mon enfant de Berlin, d’Anne Wiazemsky (éd. Gallimard)

« Mon enfant de Berlin » est un roman autobiographique relatant l’histoire des parents de l’auteur. Claire est une jeune infirmière qui travaille pour la Croix Rouge française durant la guerre en 1945. Elle est la fille d’un écrivain/critique célèbre: François Mauriac . Un roman qui peut nous faire ressentir la nostalgie des récits de nos grands-mères , adolescentes durant cette période.

Le Cahier bleu de James A. Levine, traduit par Sylviane Lamoine (éd. Buchet-Chastel)

C’est en voyant une jeune prostituée de Bombay écrivant dans un cahier bleu que vint à l’auteur l’idée de ce roman à l’auteur.

A neuf ans, la petite Batuk est vendue par son père à un bordel. Son cauchemar ne fait que commencer, son enfance est brisée. Elle a la chance de savoir écrire et de nous faire partager son journal.ce terrible roman illustre ni plus ni moins que l’atroce quotidien de milliers d‘enfants indiens…et de bien d’autres pays.

Les Visages, de Jesse Kellerman (éd. Sonatine)

Les éditions Sonatine nous livrent à nouveau un roman policier original, tant par son style narratif empreint d’autodérision sur les polars en général que par l’habile imbrication d’une saga familiale lourde de secrets et d’une trame policière inhabituelle se déroulant dans le milieu de l’art contemporain. Par un jeune auteur, fils des écrivains Johnatan et Faye Kellerman.

Etranger à Berlin, de Paul Dowswell  (éd. Naïve)

Ce roman aborde la question de la résistance allemande au régime nazi. Au-delà, il invite à réfléchir sur la passivité, la prise de conscience et l’engagement sur le terrain de la politique et des idées. A recommander aux adolescents… mais aussi aux adultes !

Oscar Pill, la révélation des Médicus, d’Eli Anderson (Albin Michel)

Un thriller original pour jeunes ados, avec pour trame un voyage initiatique à l’intérieur du corps humain. Ce premier volume ne laissera sûrement pas le jeune lecteur indifférent.

Où va la démocratie sociale?, d’Henri Rouilleault (éd. de l’Atelier)

4e page de couverture d’ Où va la démocratie sociale ? d’Henri Rouilleault publiée sur le site des éditions de l’Atelier.

La Mécanique du cœur, de Mathias Malzieu (éd. J’ai lu)

Les adultes seront émerveillés par ce conte pour grands enfants, dont l’auteur n’est autre que Mathias Malzieu, chanteur du groupe français « Dionysos » , et qui nous révèle , cette fois par écrit, son talent de conteur.

Un pied au paradis, de Ron Rash (éd. du Masque)

Ce récit qui commence comme un polar n’en est pas un. On est plutôt dans la grande tradition des romanciers du Sud des États-Unis, avec cette atmosphère lourde, pesante. Un pied au paradis est son premier roman publié en France.

Sexualité et prison, d’Arnaud Gaillard (éd. Max Milo)

Ouvrage très réussi , Sexualité et prison pourrait rapidement devenir un livre de référence pour les chercheurs en sciences sociales, les travailleurs sociaux…et on l’espère pour la Garde des Sceaux.

L'Afrique au crépuscule, de Nick Brandt (éd. de La Martinière)

Un peu d’humilité dans ce monde de brutes.
Ce livre de photographies spectaculaires est un hommage vibrant à un monde en train de disparaître. Nick Brandt immortalise les animaux sauvages de l’Afrique de l’Est, du Kenya à la Tanzanie. Mais il s’agit ici, non pas d’images documentaires, mais de véritables portraits dans un noir et blanc [...]

Cristallisation secrète, de Yoko Ogawa (éd. Actes Sud)

Sur l’île où se passe l’histoire, les choses disparaissent au fur et à mesure. Ne vous méprenez pas, nous ne parlons pas de vol mais de véritable disparition, d’effacement pur et simple.

un sujet difficile traité avec brio par la célèbre écrivain japonais.

San’kia, de Zahkar Prilepine (éd. Actes Sud)

En Russie aujourd’hui : une bande de jeunes voyous idéalistes qui s’attaquent à une bande de gangsters ayant tous les pouvoirs.

L'Encyclopédie des rebelles, insoumis et autres révolutionnaires, éd. Gallimard-Jeunesse

Che Guevara, Spartacus, Martin Luther King ou Thomas Sankara d’un côté, François Villon, George Sand, Marcel Duchamp ou Sigmund Freud de l’autre, cette encyclopédie des rebelles vise large et divers, mais le panorama a de l’allure. D’abord, beaucoup de jeunes y trouveront des noms omniprésents sur T-shirts ou affiches, mais aussi d’autres dont ils n’ont [...]

Siné, 60 ans de dessins, éd. Hoëbeke

Depuis plus de cinquante ans, Siné dessine, de la même manière, se moque toujours des mêmes (flics, curés, militaires), mais surtout de tous les con…formistes. Ah ils le font bien marrer ceux qui, la bouche en cul de poule, se déclarent « politiquement incorrects »! Tu parles, Charles (y compris le Grand, qu’il brocardait dans son journal [...]

Art nouveau revival, éd. Musée d’Orsay

Sélection des libraires de La Réserve Noël 2009

Les enfants de Vienne, de Robert Neumann (éd. Liana Levi)

Ce huis-clos à portée universelle se veut le témoignage d’enfances sacrifiées par des adultes. Tout d’abord écrit en 1946 en anglais, Robert Neumann, juif autrichien, le réécrit en allemand trente ans plus tard. C’est alors qu’il invente la langue que parlent les enfants (un mélange d’argot viennois, de yiddish et de slang américain), un langage qui rend compte des origines multiples mais aussi du chaos indescriptible qui fait suite à la guerre et au fascisme.

Contre-jour, de Thomas Pynchon (Points)

Ce récit foutraque et loufoque s’ouvre sur l’exposition universelle de Chicago en 1893 et se ferme 1200 pages plus loin dans les années suivant la Première Guerre mondiale.
[Contre-jour] est une fanfare assourdissante dont on ne peut s’empêcher de siffler la mélodie.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey)

Une fois de plus, Joyce Carol Oates nous plonge avec délectation dans un roman psychologique complexe dont elle a le secret. C’est avec art qu’elle dissèque l’Amérique des années 70, le racisme ambiant. A travers ces portraits de femmes, Oates nous décrit deux êtres que tout oppose, mais qui, au final, ont les mêmes peurs, les mêmes défaillances, la même solitude et le même lourd héritage familial.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey )

Pennsylvanie, 1974 : le traumatisme de la guerre du Viêt-Nam est encore douloureux, le scandale du Watergate vient d’ébranler l’administration Nixon et entacher son credo « la loi et l ‘ordre », les luttes violentes des années 60 ont permis au mouvement des droits civiques d’amorcer une meilleure intégration de la population noire dans la société. C’est dans cette Amérique bousculée et en pleine mutation que deux jeunes filles de 18 ans partagent la même chambre au Schuyler College.

Chantier interdit au public, de Nicolas Jounin (éd. La Découverte)

L’enquête de Nicolas Jounin nous donne à voir et nous aide à comprendre les rouages du BTP. En s’immergeant en tant qu’ouvrier, il nous livre ici des clés de compréhension indispensables pour saisir la montée des incertitudes touchant un nombre croissant de travailleurs en France.
Pour son premier livre publié, c’est un coup de maître, on en redemande !

La moustache, de Tahsin Yücel (Actes sud)

« Un Turc sans moustache est comme une maison sans balcon », dit un proverbe turc ; et c’est ce que nous illustre cette fable qui raconte l’histoire hautement symbolique d’une exceptionnelle moustache turque, noire, épaisse, brillante, en forme de guidon de vélo, derrière laquelle se cache Cumali, fils d’un notable de village, quelque part en Anatolie.

Le ciel de Bay City, de Catherine Mavrikakis (Sabine Wespieser éd.)

Ce livre est un témoignage littéraire de ce que l’historienne Nadine Fresco a appelé « le trou noir, béant, vertigineux, d’années indicibles », le « noir mystère d’avant leur naissance1 », le traumatisme de la deuxième génération dont héritent les enfants des survivants de la Shoah.
C’est l’illustration du « complexe vampirique » défini par la psychanalyste Pérel Wilgowicz  : « l’enfant [...]

Le Voyage vers l’enfant, de Vonne Van der Meer (éd. Héloise d’Ormesson)

Julia et Max ont tout pour être heureux, jusqu’au jour où ils se mettent à rêver de ce qu’ils ne peuvent avoir : un enfant. Une solution s’impose à eux : l’adoption.
Les démarches sont longues et le temps presse, puisque que Max va bientôt avoir quarante ans. Qui a dit qu’ils devaient passer par les instances [...]

L’incident, de Christian Gailly (éd. de Minuit)

Sur un air de « je te suis, tu me fuis – tu me suis, je te fuis », Christian Gailly nous raconte l’histoire d’une étrange et peut-être improbable rencontre, d’une attirance incontrôlable…

Contrebande, d’Enrique Serpa (éd. Zulma)

Nous sommes à Cuba au début du XXe siècle.
Dans un style fluide, Enrique Serpa nous entraîne dans un roman d’aventures plein d’allant. Mais c’est aussi une radiographie de la vie cubaine dans les années vingt.
Ecrit en 1938 et, pour la première fois traduit en France, ce texte n’a rien perdu de sa saveur.

La philosophie de Lao Zhang, de Lao She (éd. Philippe Picquier)

Ce premier roman de Lao She, traduit pour la première fois en français, aborde des thèmes chers à l’écrivain chinois ; thèmes qu’il ne cessera plus d’évoquer à travers ses œuvres. Un pur moment de délice !

Kadogos, de Christian Roux (éd. Rivages /Noir)

« Kadogos », c’est comme cela qu’on appelle les enfants soldats au Congo.
Kadogos, c’est une de ces histoires d’amour, de moeurs et de mort qui permettent à Christian Roux de décrire le monde qui l’entoure, qui nous entoure. Avec son interrogation permanente sur la violence infligée aux plus faibles, qu’ils soient victimes de meurtres, d’abus sexuels ou de guerres qui les dépassent.

Les Filles d'Allah, de Nedim Gürsel (éd. du Seuil)

Llittérature est au rendez-vous que nous fixe Nedim Gürsel avec son roman Les Filles d’Allah.

Seul le silence, de R.J. Ellory (éd.Sonatine et Livre de poche)

« Seul le silence » n’est pas seulement un thriller, un registre dans lequel ou pourrait hâtivement le classer, mais aussi d’un grand roman sur le Sud rural des Etats-Unis, sur la perte de l’innocence, l’histoire d’une vie gâchée, broyée en raison d’une promesse non tenue.

La Femme de midi, de Julia Franck (éd. Flammarion)

C’est en 1945, dans une gare envahie d’Allemands cherchant à fuir, que débute ce roman. Une femme y perd, ou abandonne, son fils de sept ans. Que s’est-il vraiment passé ?

Le Fils du printemps, de Cristovao Tezza (éd. Métailié)

Sans jamais tomber dans le larmoyant, Cristovao Tezza nous livre un roman poignant sur la paternité et la confrontation à un des drames les plus extrêmes de l’existence.

Le Cercle des douze, de Pablo de Santis (éd. Métailié)

Un pur moment de plaisir en hommage aux premiers écrivains de romans policiers.

Vers l’aube, de Dominic Cooper (éd. Métailié)

A travers de superbes descriptions de paysages écossais, nous suivons à la trace Murdo Munro, un bûcheron alcoolique.
Dominic Cooper profite de l’histoire de cet homme pour nous faire partager la beauté de ce pays, ce qui fait véritablement de ce roman un hymne à l’Écosse et à la nature!

Un soupçon légitime, de Stefan Zweig (éditions Grasset)

Voici, en ce mois d’octobre sur les tables de la librairie, une nouvelle inédite de Stefan Zweig qui me fait saliver d’avance : je repense aux heures merveilleuses passées à lire la Pitié dangereuse, la Confusion des sentiments, la Nuit fantastique sans oublier bien sûr les nouvelles plus connues que sont  24 heures de la [...]

Le Jeu de l'ange, de Carlos Ruiz Zafon (éd. Robert Laffont)

Si vous avez aimé L’Ombre du vent, vous replongerez avec délectation dans l’univers de

Zafon.

Des hommes, de Laurent Mauvignier (éd. de Minuit)

Solange fête ses soixante ans avec sa famille et ses amis. Son frère Bernard, surnommé Feu de bois, débarque et lui offre une broche d’une grande valeur. Les invités s’offusquent : où a-t-il trouvé l’argent pour ce cadeau, puisqu’il vit aux crochets des uns et des autres depuis des années.

La tension monte, le ton aussi, [...]

La Faculté des rêves, de Sara Stridsberg (La Cosmopolite, Stock)

Qui est Valérie Solanas ? Elle est l’auteur de Scum, un manifeste pour la destruction des hommes, et s’est surtout rendue célèbre par sa tentative d’assassinat contre Andy Warhol à la fin des années soixante.

Mais qui était vraiment Valérie Solanas ?

Yanvalou pour Charlie de Lyonel Trouillot (éd. Actes-Sud)

Le nouveau roman d’un grand écrivain haÏtien. Ne pas ignorer plus longtemps !

Les Aubes écarlates : Sankofa cry, de Léonora Miano (éd. Plon)

Au-delà de l’histoire inimaginable d’un enfant soldat, Les Aubes écarlates poussent un cri : Sankofa, celui des esprits oubliés. Enchaînés entre la vie et la mort, ils réclament réparation. Ce sont les esprits de la traite négrière et de tous ceux que les vivants ont oubliés. Or il faut retourner aux sources pour rechercher ce [...]

La Voix du couteau, de Patrick Ness (éd. Gallimard-Jeunesse)

Un véritable choc, un ovni dans la littérature jeunesse!

Vendetta, de R. J. Ellory (éditions Sonatine)

Il y a du Shakespeare et du Machiavel dans ce livre. Et il y a le talent de conteur de R. J. Ellory, qui nous avait déjà bluffé par son précédent roman, Seul le silence*… Cet écrivain sait raconter de vraies histoires d’hommes qui ne sont pas reléguées à de la simple figuration derrière l’intrigue policière et réussit un bel équilibre entre les deux. Un auteur à découvrir absolument…

...et que le vaste monde poursuive sa course folle de McCann (éd. Belfond)

New York, années soixante-dix. Roman « puzzle », polyphonique. Une ronde de personnages, tous liés, sans le savoir, à un événement extraordinaire: un funambule s’élance sur un câble tendu entre les Twin Towers.

Pour une vie plus douce de Philippe Routier (éd. Stock)

Cet émouvant roman met en scène les déchirements d’une famille confrontée aux méandres du surendettement et du rêve consommateur.

Un amour exclusif de Johanna Adorján (Presses de la cité)

Un premier roman maîtrisé.

Le Tombeau de Tommy d’Alain Blottière (éd. Gallimard)

Inspiré par les mémoires d’une mère aimante et dévouée dont le fils figure sur l’Affiche rouge, un réalisateur de film projette de tourner une biographie de Thomas Elek.

Ce jeune Juif hongrois, surnommé Tommy au sein du groupe Manouchian, fut fusillé au Mont Valérien en 1944 pour actes de terrorisme contre l’armée occupante.

L’Énigme du retour de Dany Laferrière (Grasset)

Dany Laferrière est d’origine haïtienne et, à l’instar de son père, s’est exilé de son pays pour fuir la dictature.
Il s’est installé à Montréal depuis une trentaine d’années alors que son père vit à Manhattan et que le reste de sa famille est restée sur l’île natale.
Loin de cette famille qu’il n’a presque pas connue, [...]

Ce que je sais de Vera Candida de  Véronique Ovaldé  (éditions de l’Olivier)

Trois femmes, trois générations, quelque part en Amérique du Sud, partageant un destin commun de maternité violée, arrachée, subie.

Trois fortes personnalités dignes, droites et fières, malgré les handicaps de la vie comme la pauvreté, la prostitution ou le simple fait d’être née femme, de père inconnu, renié, caché.

Ce n’est pas un roman sur la misère sociale [...]

Jan Karski de Yannick Haenel (éd. Gallimard)

Un livre nécessaire et dérangeant

Hors champ de Sylvie Germain (éd. Albin Michel)

Imaginez que vous disparaissiez progressivement de la vue et de la vie des autres, à votre insu.

Vous êtes là, avec la sensation d’être bien vivant, mais on ne vous voit plus, on ne vous entend plus, on ne fait plus attention à vous.

Votre mère, vos amis, vos collègues, après vous avoir vu vous estomper progressivement, [...]

Les brumes du passé de Leonardo Padura (éditions Métailié)

Mario Condé, quinquagénaire ayant perdu ses illusions sur la révolution et ses promesses d’un monde nouveau, vit toujours à Cuba au début des années 2000. Il a quitté la police et s’est reconverti dans le commerce de livres d’occasion. Au cours de ses pérégrinations dans la capitale à la recherche de livres à acheter pour [...]

Yvan Delporte, réacteur en chef, de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault (éd Dupuis)

L’Age d’or du Journal de Spirou, Le Trombone illustré, Gaston Lagaffe, les Mini-Récits ou Les Schtroumpfs figurent parmi les épisodes culte de la bande dessinée belge.
Derrière les auteurs vedettes qui en sont à l’origine, on distingue dans l’ombre la figure rigolarde de celui sans qui les choses n’auraient pas eu le même bouillonnement : Yvan [...]

Le Chœur des femmes, Martin Winckler (P.O.L.)

Jean Atwood est un jeune femme médecin très brillante qui termine son internat avant de devenir chef de service.
Forte tête, habituée à se battre dans un monde masculin pour imposer ses compétences et se faire une place parmi les grands pontes, elle se sent la vocation de la chirurgie du corps féminin. Couper, inciser, réparer [...]

Taxi de Khaled Al Khamissi (éd. Actes-Sud)

Un passionnant road movie, romanesque, sociologique et égyptien !

Les Veilleurs de Vincent Message

Après [Les Bienveillantes] il y a deux ans, et [Zone] de Mathias Enard l’an dernier, Voici [Les Veilleurs],la plus longue et plus originale lecture de l’été. Gros livre étrange et fascinant, venu d’ailleurs, et très différent des livres cités plus haut.

Zone de Mathias Enard

Zone nous raconte l’histoire de Francis Servain Mirkovic, jeune Parisien perdu dans la tourmente yougoslave au côté des Croates.