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  • La Nouvelle Réserve à Limay : allons-y !

    nouvelle reserveJ’ai mis du temps à écrire quelque chose (trop occupé!!!), mais cela fait des semaines que je profite de cette nouvelle librairie dans le Mantois…comme client.

    Et à chaque fois je rencontre l’un ou l’autre de nos anciens clients, parfois venu pour la première fois dans ce nouveau lieu.

    Y aller est très simple. On est à 800 mètres de la Collégiale de Mantes, on traverse la Seine. Après le rond-point on prend en face l’avenue qui monte : premier feu rouge à droite et on y est (à côté du marchand de bois Accolet) 5 rue du Maréchal Foch à Limay (un peu plus guerrier que notre avenue Jean Jaurès!).

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    Faites -vous à votre tour votre opinion. Mais beaucoup d’anciens amis de La Réserve ont trouvé là de nouvelles habitudes, de nouveaux tempéraments et de nouveaux visages (sauf Claire qui était avec nous à Mantes-la-Ville la dernière année. Des livres à acheter et des rencontres avec des auteurs. Et plein d’autres choses.

    Ci joint un article des Nouvelles des 2 rives qui dit assez bien les choses.

     

  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

  • Le site de La Nouvelle Réserve

    IMG_7872Ils ont désormais un site avec pour l’instant essentiellement les renseignements pratiques (pour y aller, commander un livre), et l’agenda des nombreuses activités et rencontres avec des écrivains.

    Et surtout, allez les voir pour acheter et commander des livres!

[Le Jeu des ombres], de Louise Erdrich (traduit par I. Rheinharez, éd. A. Michel)

Le Jeu des ombres, de Louise Erdrich (traduit par I. Rheinharez, éd. A. Michel)

Irène découvre que Gil, son mari, lit en cachette son journal intime. Elle décide d’écrire un autre journal, conservé dans un coffre à la banque, pour transcrire ses vrais sentiments et pensées. Elle se servira du premier pour manipuler l’homme qu’elle a aimé et qu’elle veut maintenant quitter.

Louise Erdrich dessine chacun des protagonistes de ce drame comme une vaste terre dont seulement une petite étendue, sans doute celle dont le paysage est le plus civilisé, peut être connue de ses proches. Et c’est l’impossibilité de posséder et connaître totalement sa femme, même en faisant d’elle l’unique et obsédant modèle de son travail de peintre, qui pousse Gil au désespoir et à la guerre.

Le conflit qui déchire le couple est comme une guerre froide et sans issue entre deux puissances, dont aucune n’a les moyens de vaincre. Gil rêve de retrouver sa femme dans un lieu qui ressemblerait à la DMZ entre la Corée du Nord et la Corée du Sud : une zone neutre, inviolée, pleine de nostalgie et de désir qu’il imagine ente les deux terres minés. Mais Irène décide d’utiliser toutes ses armes…

Si le conflit qui emporte ces personnages évoque une terrible guerre de territoire, c’est aussi parce que leur histoire individuelle porte l’empreinte de l’histoire collective de leur peuple : Gil et Irène sont Indiens. Chaque membre de la famille mène, à sa manière, une quête désespérée pour affirmer sa propre identité, en tant qu’Indien, sur une terre qui appartient pourtant depuis toujours à leur peuple.

Ainsi, le dernier roman de Louise Erdrich est à la fois très intime et universel tout en étant, dans la lignée de La Malédiction des colombes, un témoignage personnel sur l’histoire collective des premiers peuples d’Amérique.