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  • La Nouvelle Réserve à Limay : allons-y !

    nouvelle reserveJ’ai mis du temps à écrire quelque chose (trop occupé!!!), mais cela fait des semaines que je profite de cette nouvelle librairie dans le Mantois…comme client.

    Et à chaque fois je rencontre l’un ou l’autre de nos anciens clients, parfois venu pour la première fois dans ce nouveau lieu.

    Y aller est très simple. On est à 800 mètres de la Collégiale de Mantes, on traverse la Seine. Après le rond-point on prend en face l’avenue qui monte : premier feu rouge à droite et on y est (à côté du marchand de bois Accolet) 5 rue du Maréchal Foch à Limay (un peu plus guerrier que notre avenue Jean Jaurès!).

    reserve_nouvelles_2052015_1

    Faites -vous à votre tour votre opinion. Mais beaucoup d’anciens amis de La Réserve ont trouvé là de nouvelles habitudes, de nouveaux tempéraments et de nouveaux visages (sauf Claire qui était avec nous à Mantes-la-Ville la dernière année. Des livres à acheter et des rencontres avec des auteurs. Et plein d’autres choses.

    Ci joint un article des Nouvelles des 2 rives qui dit assez bien les choses.

     

  • Le site de La Nouvelle Réserve

    IMG_7872Ils ont désormais un site avec pour l’instant essentiellement les renseignements pratiques (pour y aller, commander un livre), et l’agenda des nombreuses activités et rencontres avec des écrivains.

    Et surtout, allez les voir pour acheter et commander des livres!

  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

LUMIÈRES DE POINTE-NOIRE, de ALAIN MABANCKOU (éd. du Seuil)

MABANCKOU LUMIERES1995 :Maman Pauline meurt.

 

Même s’il s’agissait cette fois-ci de ma mère, je ne parvenais pas à dominer mon appréhension et trouvais même que le manque de moyens financiers pour me rendre au pays était un alibi qui m’aidait à me défausser sans entretenir de remords. Je ne supportais plus de me regarder dans la glace, de peur de voir le reflet de mon ingratitude à l’égard de celle qui devait sagement m’attendre dans sa bière, entourée des membres de la famille écœurés par mon absence.

 

MABANCKOU LUMIERESDix-huit ans après cet événement et vingt-trois ans après son dernier séjour au pays, l’institut français de Pointe-Noire invite Alain Mabanckou pour une série de conférences. Ce séjour au Congo est pour lui avant tout l’occasion de se replonger dans son enfance, d’effectuer un retour aux sources.Mabanckou

Chaque chapitre du roman tire son nom d’un titre de film, le cinéma ayant tenu un rôle prépondérant dans la jeunesse de l’auteur. C’est, entre autreS, pour cette raison qu’il vit très mal la transformation du cinéma de son enfance en église pentecôtiste! Dans un style épuré, parsemé d’anecdotes et de souvenirs tantôt émouvants tantôt drôles, Alain Mabanckou rend hommage à sa famille et en particulier à sa mère. Cette femme, plus grande que son mari, n’hésitait à simuler la lecture du journal (malheureusement en le tenant à l’envers) afin de garder une contenance et une certaine supériorité face à Papa Roger. Femme indépendante avant l’heure, maman Pauline s’était acheté son lopin de terre et traitait son mari comme un locataire.

À travers certains membres de sa famille tel que Grand Poupy ou Tonton Mompéro, l’écrivain nous livre une part intime de lui-même, ces gens qui l’ont aidé à se construire et à devenir ce qu’il est aujourd’hui. Mais l’intérêt du livre vient aussi du regard d’adulte qu’il pose face à l’évolution de son pays en général et de son village en particulier ,par opposition à ses souvenirs d’enfant que le passage du temps n’a pas épargné, à l’image des photos qui jalonnent le livre.