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  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

  • Le site de La Nouvelle Réserve

    IMG_7872Ils ont désormais un site avec pour l’instant essentiellement les renseignements pratiques (pour y aller, commander un livre), et l’agenda des nombreuses activités et rencontres avec des écrivains.

    Et surtout, allez les voir pour acheter et commander des livres!

  • La Nouvelle Réserve à Limay : allons-y !

    nouvelle reserveJ’ai mis du temps à écrire quelque chose (trop occupé!!!), mais cela fait des semaines que je profite de cette nouvelle librairie dans le Mantois…comme client.

    Et à chaque fois je rencontre l’un ou l’autre de nos anciens clients, parfois venu pour la première fois dans ce nouveau lieu.

    Y aller est très simple. On est à 800 mètres de la Collégiale de Mantes, on traverse la Seine. Après le rond-point on prend en face l’avenue qui monte : premier feu rouge à droite et on y est (à côté du marchand de bois Accolet) 5 rue du Maréchal Foch à Limay (un peu plus guerrier que notre avenue Jean Jaurès!).

    reserve_nouvelles_2052015_1

    Faites -vous à votre tour votre opinion. Mais beaucoup d’anciens amis de La Réserve ont trouvé là de nouvelles habitudes, de nouveaux tempéraments et de nouveaux visages (sauf Claire qui était avec nous à Mantes-la-Ville la dernière année. Des livres à acheter et des rencontres avec des auteurs. Et plein d’autres choses.

    Ci joint un article des Nouvelles des 2 rives qui dit assez bien les choses.

     

Jours d’Alexandrie de Dimitris STEFANAKIS (éd. Viviane Hamy)

Ce roman d’une grande densité est avant tout une immersion dans la grande bourgeoisie cosmopolite (Égyptiens, Grecs, Libanais, Turcs, Juifs, Britanniques…) de l’Égypte sous protectorat britannique au début du XXè siècle. La communauté grecque d’Alexandrie y est ici largement représentée par quelques familles.

Les trois personnages principaux constituent la clé de voûte de cette saga familiale : Antonis Haramis, le puissant homme d’affaires est à la tête d’une entreprise de fabrication de cigarettes ; son fidèle ami, Elias Houri d’origine libanaise, homme d’affaire et espion à la solde des services secrets britanniques et enfin Yvette Santon, franco-suisse, maîtresse d’Haramis (espionne et tenancière de maison close comme couverture).

Alexandrie est avant tout l’héroïne de cette fresque historique et happe tous ceux qui ont foulé cette terre chargée de mythes.

En arrière-plan, les guerres mondiales sévissent dans toute l’Europe jusqu’à venir en terre égyptienne (pour la seconde guerre mondiale) et sont propices à toutes les spéculations.

La politique côtoie les conspirations et les vengeances sans oublier les plaisirs interdits mais aussi l’ascension et le déclin des élites qui ont été façonnées par cette ville envoûtante. L’auteur nous décrit avec beaucoup de talent tout le faste et la démesure de cette micro société, comment une communauté privilégiée parvient à vivre à l’occidentale (mode dernier cri, exposition, théâtre, concerts classiques…) sur une terre où règne une extrême pauvreté.

Véritable voyage sensoriel (quartiers arabes) avec ses vendeurs ambulants de boissons, de friandises mais aussi d’épices qui exhalent de toute part ; cette ville surpeuplée, ce fourmillement humain me rappellent les œuvres de N. Mahfouz (grand écrivain égyptien et prix Nobel). Un grand coup de cœur de l’année 2011.