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  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

  • Le site de La Nouvelle Réserve

    IMG_7872Ils ont désormais un site avec pour l’instant essentiellement les renseignements pratiques (pour y aller, commander un livre), et l’agenda des nombreuses activités et rencontres avec des écrivains.

    Et surtout, allez les voir pour acheter et commander des livres!

  • La Nouvelle Réserve à Limay : allons-y !

    nouvelle reserveJ’ai mis du temps à écrire quelque chose (trop occupé!!!), mais cela fait des semaines que je profite de cette nouvelle librairie dans le Mantois…comme client.

    Et à chaque fois je rencontre l’un ou l’autre de nos anciens clients, parfois venu pour la première fois dans ce nouveau lieu.

    Y aller est très simple. On est à 800 mètres de la Collégiale de Mantes, on traverse la Seine. Après le rond-point on prend en face l’avenue qui monte : premier feu rouge à droite et on y est (à côté du marchand de bois Accolet) 5 rue du Maréchal Foch à Limay (un peu plus guerrier que notre avenue Jean Jaurès!).

    reserve_nouvelles_2052015_1

    Faites -vous à votre tour votre opinion. Mais beaucoup d’anciens amis de La Réserve ont trouvé là de nouvelles habitudes, de nouveaux tempéraments et de nouveaux visages (sauf Claire qui était avec nous à Mantes-la-Ville la dernière année. Des livres à acheter et des rencontres avec des auteurs. Et plein d’autres choses.

    Ci joint un article des Nouvelles des 2 rives qui dit assez bien les choses.

     

[Anatomie d’un instant]  de Javier Cercas (éd. Actes Sud)

Anatomie d’un instant de Javier Cercas (éd. Actes Sud)

Le 23 février 1981, au Congrès des députés de Madrid, se déroule, devant les caméras, le vote d’investiture qui doit placer à la tête du gouvernement Leopoldo Calvo Sotelo, après la démission d’Adolfo Suarez. Soudain, un groupe de putschistes, conduit par le lieutenant-colonel Tejero, se rend maître de l’hémicycle, en tirant des coups de feu. Tous les hommes politiques présents se cachent, sauf Adolfo Suarez, le général Gutiérrez Mellado et Santiago Carillo.

Tel aurait dû être le sujet du nouveau roman de Javier Cercas. Et pourtant son livre s’ouvre sur l’épilogue du roman qu’il avoue n’avoir pas réussi à écrire. À la place, il nous offre ce qu’il présente comme « une tentative présomptueuse de transformer l’échec de mon roman sur le 23 février en succès », c’est-à-dire un récit de ce coup d’État, construit autour de ces trois personnages qui ne se sont pas couchés. Un récit, écrit-il, et pas un livre d’Histoire, même s’il « ne renonce pas à être lu comme tel », ni à être lu comme un roman.

Justement, c’est un formidable livre d’Histoire, avec tous les éléments nécessaires au livre d’Histoire « de seconde main : bibliographie imposante et maîtrisée, copieux attirail de notes, hypothèses, analyses, reconstitutions. Et il se lit comme un roman, avec ses héros, ses traîtres, leurs motivations personnelles et psychologiques reconstituées de façon vraisemblable par l’auteur, avec les complots dans le complot. C’est une enquête, au sens policier (roman policier) du terme, passionnante et instructive sur la fin du franquisme et la transition vers la démocratie, et qui se clôt sur une sorte d’égo-histoire, le prologue d’un roman. C’est la dissection subtile d’un court instant, qui permet d’analyser une époque et donne à réfléchir sur l’utilisation de l’événement en Histoire. C’est une très intelligente leçon d’anatomie.

Laurent Gayme