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  • Pour Noël nous serons ouverts exceptionnellement

    DIMANCHE 11 et 18 DÉCEMBRE, LUNDI 12 et 19 DÉCEMBRE de 10 h à 18 h

    et SAMEDI 24 DÉCEMBRE DE 9 h30 à 18 h 30

Le livre de Dave de Will Self (trad. Robert Davreu, éd. de L’Olivier)

[par Nathalie Goldgrab] Accrochez vos ceintures : turbulences en vue… Décollage immédiat pour le « monde joujouesque » d’un drôle de Gus promu au rang de divinité !

Que font les rennes après Noël de Olivia Rosenthal (éd. Verticales)

[par Nathalie Goldgrab]
« L’homme est un loup pour l’homme »…

Olivia Rosenthal dissèque l’évolution d’une petite humaine comme un chercheur dissèquerait un rat en laboratoire en exploitant le thème de a symbolique de l’animal.

Les jeux de la nuit de Jim Harrison (trad. Brice Matthieussent, éd. Flammarion)

[par Nathalie Goldgrab]
Jim Harrison est de retour : embarquement immédiat pour le Grand Ouest américain, ses lacs, plaines et forêts, ses indiens et ses vieux cow-boys, la pêche, la chasse, l’alcool, le sexe, la littérature…
Tous les thèmes de prédilection de l’auteur se retrouvent dans ce recueil de trois nouvelles qui célèbrent la nature et la liberté, en constante opposition à la sauvagerie et brutalité de notre environnement social.
Trois portraits bienveillants et tendres dans des paysages grandioses, loin des figures sombres des westerns crépusculaires.

Féroces de Robert Goolrick (trad. Marie de Prémonville, éd. Anne Carrière)

[par Nathalie Goldgrab]
Un livre coup de coeur et un sacré coup de poing.
«Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit.»

Elle avait des yeux verts de Arnost Lustig (trad. Erika Abrams, éd. Galaade)

[par Nathalie Goldgrab]
« Toutes mes héroïnes me sont proches, car elles ont essayé de vivre une vie bonne et accomplie, mais peu d’entre elles l’ont réussie, parce qu’ainsi va le train du monde. » Arnošt Lustig aborde dans son roman le thème de la prostitution forcée, organisée par l’état nazi sur le front militaire.

Une bien étrange attraction de Tom Robbins (trad. François Happe, éd. Gallmeister, coll. Americana)

[par Nathalie Goldgrab]
Si vous aimez les histoires déjantées mâtinées de mysticisme et de philosophie pratiqués en dilettante, les héros saugrenus et les narrateurs qui ont des hémorroïdes ; si un pastiche de la culture hippie vous tente malgré un décalage de près de quarante ans qui fait que certaines audaces littéraires ou subversions éhontées passent aujourd’hui inaperçues ; si vous aimez le style frénétique et bouillonnant de Tom Robbins qui excelle à relier dans une phrase des éléments dont la combinaison est follement incongrue ; si vous êtes prêts à subir un feu d’artifices d’imagination débridée qui vous bombarde l’esprit comme le harcèlement d’une guêpe lors d’agapes estivales, alors cette bien étrange attraction est faite pour vous !

Un employé modèle de Paul Cleave (trad. Benjamin Legrand, éd. Sonatine)

[par Nathalie Goldgrab]
Une nouvelle histoire de serial killer… en séries.
Joe-le-Boucher dans la vie privée se transforme en Joe-le-Lent dans la vie publique. A son travail, qu’il trouve dégradant mais qui lui permet à la fois de couvrir ses agissements et ses arrières, Joe à un QI de 70 environ, dans ses meilleurs jours. Le gentil benêt, quoi, avec sa serpillière et son seau, il en est même attendrissant…

Mais dès qu’il vaque à ses occupations personnelles, cet employé modèle se transforme en un « nettoyeur » machiavélique et rusé, aux stratégies élaborées et aux déductions inspirées. Epris de justice, il traque l’imposteur, le traître, le copieur qui a osé lui imputer un crime qu’il n’a pas commis.

Cette petite plongée dans l’univers mental d’un détraqué de 9 ans d’âge affectif est plutôt burlesque et presque rafraîchissante… Allez-donc savoir pourquoi, mais on dirait presque une farce ! Même pas peur…

La malédiction des colombes de Louise Erdrich (trad. Isabelle Reinharez, éd. Albin Michel)

[par Nathalie Goldgrab]
Au son d’un violon presque magique, des destins individuels et familiaux vont s’entrechoquer, résonner entre eux, créer un labyrinthe de tensions dramatiques et de secrets bien gardés, un maillage inextricable d’intérêts, d’émotions et de sentiments, un enchevêtrement de fils de vie comme animés par les Moires implacables et facétieuses.

Louise Erdrich, fille métis d’une indienne et d’un américain d’origine allemande, nous conte avec rondeur cette histoire sépia à travers plusieurs narrateurs qui confrontent leurs différents points de vue et entremêlent les récits au passé et au présent. Chacun à sa manière livre une bribe de la vérité, dévoile un aspect de sa vie ou de celle de ses proches, apporte une pierre à l’édifice local, témoignage vivant et humain d’une petite fabrique de l’histoire en kaléidoscope.

L'éternité n'est pas si longue de Fanny Chiarello (éd. de l’Olivier)

[par Nathalie Goldgrab]
« La plupart des gens qui m’entourent me considèrent comme une miraculée mais depuis mon coma, il y a pourtant presque deux ans maintenant, seule la quête d’une vérité supérieure est capable de m’enthousiasmer… »

Purge de Sofi Oksanen (trad. Sébastien Cagnoli, éd. Stock / La Cosmopolite)

[par Nathalie Goldgrab]
« Purge » retrace donc la rencontre entre deux femmes et deux générations dans un pays au passé politique mouvementé l’Estonie. Le vacarme assourdissant de la violence historique va se mêler aux existences personnelles tragiques. Des liens cruels mais indéfectibles vont se tisser entre les deux femmes. Des personnages intenses, vibrants, extraordinairement convaincants.Une jeune auteure audacieuse et talentueuse : résolument à lire et à suivre…

Le postier Passila, d’Alain Beaulieu (éd. Actes Sud)

[par Nathalie Goldgrab]
Un roman canadien pétri de réalisme magique.

La mort, entre autres de Philip Kerr (trad. Johan-Frédérik Hel Guedj, éd. du Masque)

[par Nathalie Goldgrab]
Nous voilà donc plongés dans un récit avec du rythme, de la perfidie, de la dissimulation, du crime, de l’hypocrisie, du mensonge, de la compromission et de la corruption ; le tout sur une trame historique des plus glauques, avec des personnages souvent abjects et des motivations infâmes. Mais fort heureusement, nous sommes accompagnés dans cette sombre histoire par l’impertinence sans concession et l’humour noir ravageur de notre Bernie au charme si attachant.

Une douce flamme de Philip Kerr (traduit par Philippe Bonnet, éd. du Masque)

[par Nathalie Goldgrab]
Philip Kerr parvient brillamment à décrire le Berlin décadent et son contexte politique tourmenté qu’il éclaire de façon discrète mais efficace par des explications s’insérant adroitement dans le récit. Se basant sur le livre « La auténtica Odessa » d’Uki Goni, journaliste argentin et membre de la commission d’enquête sur les activités nazies en Argentine (CEANA), il mêle fiction et réalité historique avec beaucoup de maestria. Pour enfoncer le clou sur le passé trouble de l’Argentine, le romancier n’hésite pas à prolonger la « directive Onze 11″ historique par une « directive Douze » fictive à nous glacer les sangs.

Ce récit palpitant est une excellente introduction à cette page de l’histoire contemporaine qui nous réserve encore certainement des surprises (voir la polémique autour des archives concernant Adolf Eichmann et sa fuite en Argentine détenues par les services secrets allemands).

Blog de Jean-Philippe Blondel (Actes sud junior)

[par Nathalie Goldgrab]
Oscillant entre agacement, tendresse, condescendance et admiration, notre narrateur va alors faire un plongeon dans le passé de son père et le découvrir sous un nouveau jour. Peu à peu, il va toucher du doigt comment un jeune homme plein d’ambitions peut se retrouver cassé prématurément par la vie et comment il doit renoncer douloureusement à ses rêves. Peu à peu, la toute puissance de son adolescence va se confronter à la fragilité de la vie et s’écorcher à la dure réalité de la perte et de la culpabilité.

Un roman très touchant sur l’adolescence, tout en finesse et profondeur.

Sur la route (le rouleau original) de Jack Kerouac (trad. Josée Kamoun, Gallimard coll. Du monde entier)

[par Nathalie Goldgrab]
Pas facile de nos jours d’appréhender ce récit issu d’une autre époque, d’un autre pays, d’une autre génération aux attentes et expériences si éloignées des nôtres. Pourtant, près de soixante ans plus tard, le lecteur ressent l’urgence, la soif d’absolu, la quête de ces jeunes fous à qui certains bien pensants auraient rêvé de botter les fesses. Certes ils peuvent paraître grandiloquents, pêcher par un excès de candeur jusqu’à en devenir ridicule. Aux yeux de beaucoup, ils ne sont que jeunes gens, parfois délinquants, souvent immatures et irresponsables. Mais leur sincérité est touchante et leurs aspirations universelles et intemporelles. Témoignage d’une époque, d’une jeunesse, d’un pays et précurseur influent, ce roman reste toutefois un grand classique de la littérature mondiale.

Zuleika Dobson de Max Beerbohm (éd. Monsieur Toussaint Louverture)

[par Nathalie Goldgrab]
Ce texte, publié en 1911, est un véritable petit joyau d’écriture. Fin, élégant, pittoresque, drôle, parfois sarcastique, ce roman retrace l’aventure de Zuleika Dobson, femme fatale en visite à Oxford chez son grand-père.
Badinage satirique et drame romantique tout à la fois, Zuleika Dobson est une « fantaisie » où le frivole le dispute à la gravité, la noblesse à la mondanité, l’extravagance à la fatuité. Outre « le sublime et le grotesque » chers à Hugo, l’auteur ajoute ici un troisième ingrédient : l’humour, qui donne lieu à de réjouissants dialogues effrontés et des scènes baroques non moins cocasses.

Bellefleur de Joyce Carol Oates (traduit par Anne Rabinovitch, éd. Stock)

[par Nathalie Goldgrab]
Restez concentrés, reportez-vous souvent à l’arbre généalogique indispensable, soufflez de temps en temps (les lectures en apnée ne sont pas recommandées) et laissez-vous emporter par la plume romanesque d’une magicienne des mots.

Peine maximale, d’Anne Vantal (éd. Actes Sud junior)

[par Nathalie Goldgrab]
Trois jours de cour d’assises, lors du procès d’un jeune homme de vingt-cinq ans. Le rythme du récit chronologique et les différents points de vue qui alternent de personnage en personnage maintiennent un suspens et un intérêt constant. On ne peut s’empêcher de prendre le rôle d’un treizième juré et de voter nous aussi au moment de la délibération.

Alors ? Clémence ou sévérité ? Vous auriez voté quelle peine, vous ?

Le Nazi et le Barbier d’Edgar Hilsenrath (traduit par Sacha Zilberfarb et Jörg Stickan, éd. Attila)

[par Nathalie Goldgrab]
Dans « Le Nazi et le barbier », Hilsenrath adopte un point de vue provocateur : le nazisme et l’Holocauste sont pour la première fois évoqués sous l’angle du bourreau, mais à travers une satire baroque énoncée avec un détachement cru et une ironie mordante. Le personnage principal est grotesque et semble tout droit extrait d’une farce cruelle, une pantalonnade insolente. Le tout servi par une écriture truculente et fantasque.

Un pays à l'aube, de Dennis Lehane (coll Thriller, éd. Rivages)

[par Nathalie Goldgrab]
Publié en 2009, ce roman n’est pas le dernier « thriller » de Dennis Lehane. Non, il s’agit en fait d’un roman au souffle épique, retraçant un épisode historique de la ville de Boston sur fond de tensions sociales et manipulations politiques. Il s’ouvre au moment ou prend fin Contre-jour, de Pynchon, c’est à dire à la fin de la première guerre mondiale.
(…)
Dennis Lehane nous décrit la ville, ses quartiers, ses habitants, avec une belle puissance d’évocation. Il nous fait vivre les émeutes de l’intérieur, illustre brillament la montée du Red Scare, décortique les manipulations politiques, les stratégies syndicales, les rouages de la société américaine de cette époque. Il convoque de grandes figures de l’histoire américaine…

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, de Stig Dagerman (éd. Actes Sud)

[par Nathalie Goldgrab]
Écrit en 1952, ce texte intense, fervent et glaçant tout à la fois, est certes très exigeant. Stig Dagerman, jeune homme idéaliste tourmenté, très certainement hypersensible et d’une acuité impressionnante malgré son jeune âge, livre ses considérations sur la liberté de l’homme, l’emprise du désespoir, la difficulté de vivre, le salut de la création. Il oscille entre le constat d’une grande désolation empreinte d’une inexorable vanité et une aspiration éperdue au bonheur, une rage dévorante de vivre.
(…)
Cette réflexion, comme un testament, est d’une fulgurance d’autant plus douloureuse qu’elle s’appuie sur une analyse méthodique, une démonstration accablante, une rigueur intellectuelle éclairée. D’un côté, il y a le bouillonnement de celui qui veut survivre coûte que coûte, de l’autre il y a la froideur de la réalité. Cette dualité si paradoxale décuple la puissance du propos. Le raisonnement sec qui mène alors au constat impassible de l’échec entre brutalement en collision avec les affres de l’impuissance, la fièvre de l’émotion, l’agitation des sentiments, la commotion de l’âme. Et cela nous heurte de plein fouet, nous touche et nous foudroie.

La ligne de sang, de DOA (coll Folio policier, éd. Gallimard)

[par Nathalie Goldgrab]
Belle réussite que ce roman à l’assemblage périlleux de genres disparates qui confinent parfois au scabreux, mais qui détient cependant la clé de quelques heures de lecture prenante et frémissante.

Les Lieux sombres, de Gillian Flynn (éd. Sonatine)

Tout en nuances, Gillian Flynn arrive à distiller au cours de son récit une insidieuse mélancolie qui fait de ces « lieux sombres » une lecture prenante et attachante.

Mort de Bunny Munro, de Nick Cave (éd. Flammarion)

Je l’ai lu d’une traite. Pourtant, il m’est arrivé souvent de vouloir décrocher, écœurée. Trop cru. Trop effrayant. Grotesque. Et puis non, j’étais scotchée : jusqu’à la lie. Et quand j’ai refermé le livre, j’étais vaguement nauséeuse. Je ne me sentais pas fière : comme si j’avais regardé à travers le trou d’une serrure et [...]

Le souffle de l'Ogre, de Brigitte Aubert (Fayard noir)

Brigitte Aubert nous convoque au pays des contes de notre enfance. Nous retrouvons donc avec bonheur le Petit Poucet, le Chat botté, Peau d’âne, Blanche Neige, Riquet à la Houpe, Barbe Bleue, Hansel et Gretel et autres fées et princesses issues de l’imagination fertile de Charles Perrault ou des frères Grimm. Dans un maelström virtuose, [...]

L'Horizon, de Patrick Modiano (éd. Gallimard)

Bosmans, homme de lettres, est à la recherche d’une femme qu’il a connue quelques décennies plus tôt, une femme-miroir qui lui ressemblait étrangement, dont il était certainement amoureux.

« Ils n’avaient décidément ni l’un ni

Les Enfants de la veuve, de Paula Fox (éd. Joëlle Losfeld)

Publié en 1976 et réédité en France aujourd’hui, « les enfants de la veuve » est une nouvelle incisive et grinçante sur le thème de la famille, de l’amour filial et maternel, des relations humaines écrasées par des egos surdimensionnés.

Les Visages, de Jesse Kellerman (éd. Sonatine)

Les éditions Sonatine nous livrent à nouveau un roman policier original, tant par son style narratif empreint d’autodérision sur les polars en général que par l’habile imbrication d’une saga familiale lourde de secrets et d’une trame policière inhabituelle se déroulant dans le milieu de l’art contemporain. Par un jeune auteur, fils des écrivains Johnatan et Faye Kellerman.

Etranger à Berlin, de Paul Dowswell  (éd. Naïve)

Ce roman aborde la question de la résistance allemande au régime nazi. Au-delà, il invite à réfléchir sur la passivité, la prise de conscience et l’engagement sur le terrain de la politique et des idées. A recommander aux adolescents… mais aussi aux adultes !

Oscar Pill, la révélation des Médicus, d’Eli Anderson (Albin Michel)

Un thriller original pour jeunes ados, avec pour trame un voyage initiatique à l’intérieur du corps humain. Ce premier volume ne laissera sûrement pas le jeune lecteur indifférent.

L'Afrique au crépuscule, de Nick Brandt (éd. de La Martinière)

Un peu d’humilité dans ce monde de brutes.
Ce livre de photographies spectaculaires est un hommage vibrant à un monde en train de disparaître. Nick Brandt immortalise les animaux sauvages de l’Afrique de l’Est, du Kenya à la Tanzanie. Mais il s’agit ici, non pas d’images documentaires, mais de véritables portraits dans un noir et blanc [...]

Contre-jour, de Thomas Pynchon (Points)

Ce récit foutraque et loufoque s’ouvre sur l’exposition universelle de Chicago en 1893 et se ferme 1200 pages plus loin dans les années suivant la Première Guerre mondiale.
[Contre-jour] est une fanfare assourdissante dont on ne peut s’empêcher de siffler la mélodie.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey )

Pennsylvanie, 1974 : le traumatisme de la guerre du Viêt-Nam est encore douloureux, le scandale du Watergate vient d’ébranler l’administration Nixon et entacher son credo « la loi et l ‘ordre », les luttes violentes des années 60 ont permis au mouvement des droits civiques d’amorcer une meilleure intégration de la population noire dans la société. C’est dans cette Amérique bousculée et en pleine mutation que deux jeunes filles de 18 ans partagent la même chambre au Schuyler College.

La moustache, de Tahsin Yücel (Actes sud)

« Un Turc sans moustache est comme une maison sans balcon », dit un proverbe turc ; et c’est ce que nous illustre cette fable qui raconte l’histoire hautement symbolique d’une exceptionnelle moustache turque, noire, épaisse, brillante, en forme de guidon de vélo, derrière laquelle se cache Cumali, fils d’un notable de village, quelque part en Anatolie.

Le ciel de Bay City, de Catherine Mavrikakis (Sabine Wespieser éd.)

Ce livre est un témoignage littéraire de ce que l’historienne Nadine Fresco a appelé « le trou noir, béant, vertigineux, d’années indicibles », le « noir mystère d’avant leur naissance1 », le traumatisme de la deuxième génération dont héritent les enfants des survivants de la Shoah.
C’est l’illustration du « complexe vampirique » défini par la psychanalyste Pérel Wilgowicz  : « l’enfant [...]

Un soupçon légitime, de Stefan Zweig (éditions Grasset)

Voici, en ce mois d’octobre sur les tables de la librairie, une nouvelle inédite de Stefan Zweig qui me fait saliver d’avance : je repense aux heures merveilleuses passées à lire la Pitié dangereuse, la Confusion des sentiments, la Nuit fantastique sans oublier bien sûr les nouvelles plus connues que sont  24 heures de la [...]

Vendetta, de R. J. Ellory (éditions Sonatine)

Il y a du Shakespeare et du Machiavel dans ce livre. Et il y a le talent de conteur de R. J. Ellory, qui nous avait déjà bluffé par son précédent roman, Seul le silence*… Cet écrivain sait raconter de vraies histoires d’hommes qui ne sont pas reléguées à de la simple figuration derrière l’intrigue policière et réussit un bel équilibre entre les deux. Un auteur à découvrir absolument…

Le Tombeau de Tommy d’Alain Blottière (éd. Gallimard)

Inspiré par les mémoires d’une mère aimante et dévouée dont le fils figure sur l’Affiche rouge, un réalisateur de film projette de tourner une biographie de Thomas Elek.

Ce jeune Juif hongrois, surnommé Tommy au sein du groupe Manouchian, fut fusillé au Mont Valérien en 1944 pour actes de terrorisme contre l’armée occupante.

L’Énigme du retour de Dany Laferrière (Grasset)

Dany Laferrière est d’origine haïtienne et, à l’instar de son père, s’est exilé de son pays pour fuir la dictature.
Il s’est installé à Montréal depuis une trentaine d’années alors que son père vit à Manhattan et que le reste de sa famille est restée sur l’île natale.
Loin de cette famille qu’il n’a presque pas connue, [...]

Ce que je sais de Vera Candida de  Véronique Ovaldé  (éditions de l’Olivier)

Trois femmes, trois générations, quelque part en Amérique du Sud, partageant un destin commun de maternité violée, arrachée, subie.

Trois fortes personnalités dignes, droites et fières, malgré les handicaps de la vie comme la pauvreté, la prostitution ou le simple fait d’être née femme, de père inconnu, renié, caché.

Ce n’est pas un roman sur la misère sociale [...]

Hors champ de Sylvie Germain (éd. Albin Michel)

Imaginez que vous disparaissiez progressivement de la vue et de la vie des autres, à votre insu.

Vous êtes là, avec la sensation d’être bien vivant, mais on ne vous voit plus, on ne vous entend plus, on ne fait plus attention à vous.

Votre mère, vos amis, vos collègues, après vous avoir vu vous estomper progressivement, [...]

Les brumes du passé de Leonardo Padura (éditions Métailié)

Mario Condé, quinquagénaire ayant perdu ses illusions sur la révolution et ses promesses d’un monde nouveau, vit toujours à Cuba au début des années 2000. Il a quitté la police et s’est reconverti dans le commerce de livres d’occasion. Au cours de ses pérégrinations dans la capitale à la recherche de livres à acheter pour [...]

Le Chœur des femmes, Martin Winckler (P.O.L.)

Jean Atwood est un jeune femme médecin très brillante qui termine son internat avant de devenir chef de service.
Forte tête, habituée à se battre dans un monde masculin pour imposer ses compétences et se faire une place parmi les grands pontes, elle se sent la vocation de la chirurgie du corps féminin. Couper, inciser, réparer [...]