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  • Le site de La Nouvelle Réserve

    IMG_7872Ils ont désormais un site avec pour l’instant essentiellement les renseignements pratiques (pour y aller, commander un livre), et l’agenda des nombreuses activités et rencontres avec des écrivains.

    Et surtout, allez les voir pour acheter et commander des livres!

  • La Nouvelle Réserve à Limay : allons-y !

    nouvelle reserveJ’ai mis du temps à écrire quelque chose (trop occupé!!!), mais cela fait des semaines que je profite de cette nouvelle librairie dans le Mantois…comme client.

    Et à chaque fois je rencontre l’un ou l’autre de nos anciens clients, parfois venu pour la première fois dans ce nouveau lieu.

    Y aller est très simple. On est à 800 mètres de la Collégiale de Mantes, on traverse la Seine. Après le rond-point on prend en face l’avenue qui monte : premier feu rouge à droite et on y est (à côté du marchand de bois Accolet) 5 rue du Maréchal Foch à Limay (un peu plus guerrier que notre avenue Jean Jaurès!).

    reserve_nouvelles_2052015_1

    Faites -vous à votre tour votre opinion. Mais beaucoup d’anciens amis de La Réserve ont trouvé là de nouvelles habitudes, de nouveaux tempéraments et de nouveaux visages (sauf Claire qui était avec nous à Mantes-la-Ville la dernière année. Des livres à acheter et des rencontres avec des auteurs. Et plein d’autres choses.

    Ci joint un article des Nouvelles des 2 rives qui dit assez bien les choses.

     

  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

[Cent seize Chinois et quelques] de Thomas Heams-Ogus (éd. Seuil)

Cent seize Chinois et quelques de Thomas Heams-Ogus (éd. Seuil)

Le point de départ de Cent-seize Chinois et quelques, c’est une une note de bas-de-page sybiline qui accroche l’oeil de Thomas Heams-Ogus dans le livre de Claire Auzias, Samudaripen, le génocide des Tziganes (éd. L’Esprit frappeur) : entre 1942 et 1944, dans les Abruzzes, on a déporté et interné Juifs et Tziganes. “Et 116 Chinois.”

Ce fait minuscule, ce chiffre vont obséder Thomas Heams-Ogus pendant des années. Il va enquêter, retrouver quelques traces, quelques détails, quelques souvenirs. Et il va les replacer dans leur contexte historique, géographique. Et à partir de cela, en s’en tenant à cela, il va écrire un roman qui essaye de comprendre, de saisir émotionnellement ces Chinois raflés et relégués au cœur de l’Italie profonde. Il va nous décrire leur étonnement, leur incompréhension devant ce qui leur arrive. Il montre aussi comment ces gens, qui n’avaient aucun point commun sinon d’être Chinois, vont finir par avoir une identité collective. Ils sont libres de circuler dans ce village reculé, ils font du terrassement ou des travaux agricoles, et ils vont finir par comprendre le monde qui les entoure et à finir par intervenir et à prendre leur destin en mains, comme ils peuvent.

Parallèlement, les paysans de ce village vont aussi finir par voir ces Chinois, les respecter voire les comprendre. Une ébauche de relations va s’établir, bridée malgré tout par l’environnement mussolinien. En demi-teinte, sans insister on voit émerger des individualités, des ébauches d’histoires possibles.

A l’arrivée on trouve un roman court mais dense, d’un style précis, parfois sévère mais très lumineux, parfois poétique et très profondément humain.Une histoire minuscule au milieu des drames de la Seconde Guerre mondiale, mais qui fait comprendre et ressentir beaucoup de choses essentielles sur l’autre, sur l’étranger. Donc sur nous, nos interrogations, nos dégoûts et nos admirations.

Reserve + : Thomas Heams-Ogus a été notre invité le Nous étions 26 autour de lui et avons été à la fois profondément intéressés par son livre et séduits par l’auteur. Beau souvenir pour les présents.