Après le paysage maritime de la Bretagne dans les Vents contraires», Olivier Adam nous
fait voyager au Japon. Dans un petit village au pied des falaises, nous accompagnons Sarah,
exilée là à la recherche de réponses sur Nathan, son frère disparu, mais aussi sur elle-même.
Sarah a fui la France et une vie trop normalisée et sans saveur pour comprendre comment
son frère, maniaco-dépressif ,avait trouvé l’apaisement auprès de Natsume, un homme
mystérieux. Elle rencontre Natsume, mais aussi une facette ignorée de son frère, et c’est
surtout une rencontre avec elle-même que va faire Sarah.
Elle visite les lieux où son frère a trouvé comme une escale de paix, après des années de vie en montagnes russes, d’hypersensibilité, de hauts et de bas fracassants. Et peu à peu
c’est dans son propre paysage et sa propre histoire que Sarah plonge. Sa vision du monde et
de son petit monde sera bouleversée à jamais par ses rencontres.
Rien de tel que l’univers symbolique et poétique de la mer pour décrire au mieux les
sentiments des personnages de ce roman. La mer est bipolaire comme Nathan, elle est
fulgurante alternant mélancolie, calme et déchaînement de façon déconcertante et
fascinante.




