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  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

  • Le site de La Nouvelle Réserve

    IMG_7872Ils ont désormais un site avec pour l’instant essentiellement les renseignements pratiques (pour y aller, commander un livre), et l’agenda des nombreuses activités et rencontres avec des écrivains.

    Et surtout, allez les voir pour acheter et commander des livres!

  • La Nouvelle Réserve à Limay : allons-y !

    nouvelle reserveJ’ai mis du temps à écrire quelque chose (trop occupé!!!), mais cela fait des semaines que je profite de cette nouvelle librairie dans le Mantois…comme client.

    Et à chaque fois je rencontre l’un ou l’autre de nos anciens clients, parfois venu pour la première fois dans ce nouveau lieu.

    Y aller est très simple. On est à 800 mètres de la Collégiale de Mantes, on traverse la Seine. Après le rond-point on prend en face l’avenue qui monte : premier feu rouge à droite et on y est (à côté du marchand de bois Accolet) 5 rue du Maréchal Foch à Limay (un peu plus guerrier que notre avenue Jean Jaurès!).

    reserve_nouvelles_2052015_1

    Faites -vous à votre tour votre opinion. Mais beaucoup d’anciens amis de La Réserve ont trouvé là de nouvelles habitudes, de nouveaux tempéraments et de nouveaux visages (sauf Claire qui était avec nous à Mantes-la-Ville la dernière année. Des livres à acheter et des rencontres avec des auteurs. Et plein d’autres choses.

    Ci joint un article des Nouvelles des 2 rives qui dit assez bien les choses.

     

[L'Homme qui aimait les chiens], de Leonardo Padura (trad. R. Solis et E. Zayas, éd. Métailié)

L’Homme qui aimait les chiens, de Leonardo Padura (trad. R. Solis et E. Zayas, éd. Métailié)

Qui est l’ »homme qui aimait les chiens », car il y en a plusieurs dans ce roman, où les chiens n’ont pas la plus grande place ?

Laquelle des trois histoires qui s’entremêlent et convergent dans ce livre est la plus importante?

La mort de Trotski ou la vie de son assassin, Ramon Mercader ?

La vie de Trotski, dès le début de son exil que Padura nous fait suivre pas à pas dans toutes ses dimensions ? Que l’on connaisse bien ou pas du tout l’histoire de ce héros devenu paria (pour finir encore aujourd’hui sanctifié par de petits groupes partout dans le monde), on reste incrédule. Tant de haine, tant d’acharnement d’un côté, dant d’obstination, de courage (ou d’aveuglemnt peu importe) de l’autre, c’est à l’évidence un grand sujet romanesque, et Padura s’en empare avec maestria; Une écriture très classique, qui nous fait ressentir les situation désespérées, les lueurs d’espoir, la montée des tensions (y compris celles très charnelles de Trotski pour Frida Kahlo).

Mais le propos est non moins brillant, d’un style assez différent (on est dans le roman d’éducation), pour décrire l’irrésistible ascension d’un jeune communiste espagnol, combattant dans la Guerre d’Espagne, retiré du front et dressé, éduqué, pour devenir l’assassin du « Canard » réfugié au Mexique et dont Staline veut la peau.

Mais il y a la troisième histoire, la plus « paduresque » pour qui a lu certains de ses autres livres (au minimum le génial Electre à La Havane). Le personnage n’est plus un flic du régime, déprimé par le monde dans lequel il vit, avec des défenseurs et des ennemis qui se valent dans la pourriture! Ivan est un écrivain du régime, donc un écrivain raté…et qui s’est largement raté lui-même. En 1977 il fait une rencontre étonnante sur une plage; rencontre qui peut bouleverser sa vie et son destin d’écrivain.

Comme Padura (qui, lui, ne sait rien de toute cette histoire tragique du communisme jusqu’en 1989), son personnage commence à le découvrir à s’ imprégner de nombreux aspects de cette histoire, cachée à une grande majorité de Cubains, censés vivre dans le « communisme ». Le grand art de Padura c’est d’arriver à écrire un grand roman avec cette pâte historique fascinante. De ce point de vue on est dans la lignée du plus grand roman de Vargas Llosa, La Guerre de la fin du monde.

Padura nous offre une réflexion shakespearienne sur la haine, le mensonge et la manipulation en politique; et plus largement

« … sur la perversion de la grande utopie du XXe, ce processus où nombreux furent ceux qui engagèrent leur espérance et où nous fûmes tant et tant à perdre nos rêves et notre temps, quand ce ne fut pas notre sang et notre vie. »

En prime on comprend , comme l’a dit Leonardo Padura dans l’émission « La Grande Table » à France-Culture, « pourquoi cet assassinat fut le chef d’oeuvre des services secrets soviétiques, et pourquoi les Soviétiques furent les champions du monde de l’échec».