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  • Pour Noël nous serons ouverts exceptionnellement

    DIMANCHE 11 et 18 DÉCEMBRE, LUNDI 12 et 19 DÉCEMBRE de 10 h à 18 h

    et SAMEDI 24 DÉCEMBRE DE 9 h30 à 18 h 30

  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

Road Dogs, d’Elmore Leonard (trad. J. Le Ray, éd. Rivages)

[par Stéphane Bernard]
Un des plus grands parmi les « classiques » du noir américain! Un braqueur de banque libéré suite à une savoureuse embrouille, un codétenu bienfaiteur, affublé d’une épouse en femme fatale sublime (et garce, forcément garce), un « révérend » chargé de surveiller l’épouse et la fortune cachée du bienfaiteur : rien de novateur dans l’intrigue, mais quelle maîtrise dans le récit, et quel bon moment !

La Couleur des sentiments de Kathryn STOCKETT (traduit de l’anglais par Pierre Girard, éd. Jacqueline Chambon)

par Delphine Gorrégues
Nous sommes dans le Mississippi des années soixante.Une relation particulière entre trois femmes, des liens forts quelquefois violents, mais trois femmes qui convoitent le même but : la lutte pour le droit au respect et à l’égalité. Un roman très fort.

Les jeux de la nuit de Jim Harrison (trad. Brice Matthieussent, éd. Flammarion)

[par Nathalie Goldgrab]
Jim Harrison est de retour : embarquement immédiat pour le Grand Ouest américain, ses lacs, plaines et forêts, ses indiens et ses vieux cow-boys, la pêche, la chasse, l’alcool, le sexe, la littérature…
Tous les thèmes de prédilection de l’auteur se retrouvent dans ce recueil de trois nouvelles qui célèbrent la nature et la liberté, en constante opposition à la sauvagerie et brutalité de notre environnement social.
Trois portraits bienveillants et tendres dans des paysages grandioses, loin des figures sombres des westerns crépusculaires.

Des éclairs de Jean Echenoz (éd. de Minuit)

[par Stéphane Bernard et Delphine Gorréguès]
Avec « Des éclairs », Jean Echenoz nous brosse la troisième de ses biographies express et subjectives.
Avec Nikola Tesla, rebaptisé Gregor, inventeur visionnaire (mais piètre entrepreneur), Echenoz nous dresse le portraits d’un perdant magnifique.

CosmoZ de Claro (éd. Actes Sud)

[par François Duchamp]
Les personnages du « Magicien d’Oz », cet hyper-classique de la littérature jeunesse américaine (dont tout le monde se délecte, de 7 à 77 ans) échappent à la fiction de leur auteur pour traverser le vingtième siècle.Féérique et terre-à-terre, drôle et grave, disert et efficace, plein d’amour et de haine, ce roman nous embarque pour un voyage troublant où l’enfance a le goût du meurtre.

Une bien étrange attraction de Tom Robbins (trad. François Happe, éd. Gallmeister, coll. Americana)

[par Nathalie Goldgrab]
Si vous aimez les histoires déjantées mâtinées de mysticisme et de philosophie pratiqués en dilettante, les héros saugrenus et les narrateurs qui ont des hémorroïdes ; si un pastiche de la culture hippie vous tente malgré un décalage de près de quarante ans qui fait que certaines audaces littéraires ou subversions éhontées passent aujourd’hui inaperçues ; si vous aimez le style frénétique et bouillonnant de Tom Robbins qui excelle à relier dans une phrase des éléments dont la combinaison est follement incongrue ; si vous êtes prêts à subir un feu d’artifices d’imagination débridée qui vous bombarde l’esprit comme le harcèlement d’une guêpe lors d’agapes estivales, alors cette bien étrange attraction est faite pour vous !

Underworld USA de James Ellroy (éd.Rivages)

[par Laurent Gayme]
Je préfère le Ellroy auteur de thrillers au Ellroy « historien », peut-être parce que, pour moi, Ellroy n’a finalement pas bien réussi l’insertion d’une intrigue policière dans un contexte historique réinterprété.

Sur la route (le rouleau original) de Jack Kerouac (trad. Josée Kamoun, Gallimard coll. Du monde entier)

[par Nathalie Goldgrab]
Pas facile de nos jours d’appréhender ce récit issu d’une autre époque, d’un autre pays, d’une autre génération aux attentes et expériences si éloignées des nôtres. Pourtant, près de soixante ans plus tard, le lecteur ressent l’urgence, la soif d’absolu, la quête de ces jeunes fous à qui certains bien pensants auraient rêvé de botter les fesses. Certes ils peuvent paraître grandiloquents, pêcher par un excès de candeur jusqu’à en devenir ridicule. Aux yeux de beaucoup, ils ne sont que jeunes gens, parfois délinquants, souvent immatures et irresponsables. Mais leur sincérité est touchante et leurs aspirations universelles et intemporelles. Témoignage d’une époque, d’une jeunesse, d’un pays et précurseur influent, ce roman reste toutefois un grand classique de la littérature mondiale.

Bellefleur de Joyce Carol Oates (traduit par Anne Rabinovitch, éd. Stock)

[par Nathalie Goldgrab]
Restez concentrés, reportez-vous souvent à l’arbre généalogique indispensable, soufflez de temps en temps (les lectures en apnée ne sont pas recommandées) et laissez-vous emporter par la plume romanesque d’une magicienne des mots.

Un pays à l'aube, de Dennis Lehane (coll Thriller, éd. Rivages)

[par Nathalie Goldgrab]
Publié en 2009, ce roman n’est pas le dernier « thriller » de Dennis Lehane. Non, il s’agit en fait d’un roman au souffle épique, retraçant un épisode historique de la ville de Boston sur fond de tensions sociales et manipulations politiques. Il s’ouvre au moment ou prend fin Contre-jour, de Pynchon, c’est à dire à la fin de la première guerre mondiale.
(…)
Dennis Lehane nous décrit la ville, ses quartiers, ses habitants, avec une belle puissance d’évocation. Il nous fait vivre les émeutes de l’intérieur, illustre brillament la montée du Red Scare, décortique les manipulations politiques, les stratégies syndicales, les rouages de la société américaine de cette époque. Il convoque de grandes figures de l’histoire américaine…

Les Lieux sombres, de Gillian Flynn (éd. Sonatine)

Tout en nuances, Gillian Flynn arrive à distiller au cours de son récit une insidieuse mélancolie qui fait de ces « lieux sombres » une lecture prenante et attachante.

Les Enfants de la veuve, de Paula Fox (éd. Joëlle Losfeld)

Publié en 1976 et réédité en France aujourd’hui, « les enfants de la veuve » est une nouvelle incisive et grinçante sur le thème de la famille, de l’amour filial et maternel, des relations humaines écrasées par des egos surdimensionnés.

La patrouille de l'aube de Don Winslow (éd. du Masque)

Décidément, nos grands auteurs aiment le sport.
Avec Denis Lehane, et son magnifique Un pays à l’aube (éd. Rivages), on ne peut plus rien ignorer du base ball. En fait si on n’y comprend toujours rien, peu importe, c’est d’abord un grand roman social sur l’Amérique des années vingt. Avec son inoubliable grève de flics à [...]

Starvation Lake de Bryan Cruley (éd. Le Cherche-midi)

Starvation Lake est un premier thriller d’une rare efficacité, à lire sous la couette quand le thermomètre à l’extérieur descend sous zéro.

Les Visages, de Jesse Kellerman (éd. Sonatine)

Les éditions Sonatine nous livrent à nouveau un roman policier original, tant par son style narratif empreint d’autodérision sur les polars en général que par l’habile imbrication d’une saga familiale lourde de secrets et d’une trame policière inhabituelle se déroulant dans le milieu de l’art contemporain. Par un jeune auteur, fils des écrivains Johnatan et Faye Kellerman.

Un pied au paradis, de Ron Rash (éd. du Masque)

Ce récit qui commence comme un polar n’en est pas un. On est plutôt dans la grande tradition des romanciers du Sud des États-Unis, avec cette atmosphère lourde, pesante. Un pied au paradis est son premier roman publié en France.

Contre-jour, de Thomas Pynchon (Points)

Ce récit foutraque et loufoque s’ouvre sur l’exposition universelle de Chicago en 1893 et se ferme 1200 pages plus loin dans les années suivant la Première Guerre mondiale.
[Contre-jour] est une fanfare assourdissante dont on ne peut s’empêcher de siffler la mélodie.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey)

Une fois de plus, Joyce Carol Oates nous plonge avec délectation dans un roman psychologique complexe dont elle a le secret. C’est avec art qu’elle dissèque l’Amérique des années 70, le racisme ambiant. A travers ces portraits de femmes, Oates nous décrit deux êtres que tout oppose, mais qui, au final, ont les mêmes peurs, les mêmes défaillances, la même solitude et le même lourd héritage familial.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey )

Pennsylvanie, 1974 : le traumatisme de la guerre du Viêt-Nam est encore douloureux, le scandale du Watergate vient d’ébranler l’administration Nixon et entacher son credo « la loi et l ‘ordre », les luttes violentes des années 60 ont permis au mouvement des droits civiques d’amorcer une meilleure intégration de la population noire dans la société. C’est dans cette Amérique bousculée et en pleine mutation que deux jeunes filles de 18 ans partagent la même chambre au Schuyler College.

Rencontre-dédicace avec le dessinateur espagnol  Pablo G. Callejo

En partenariat avec Bulles de Mantes, et dans le cadre du festival Blues sur Seine, rencontre-dédicace avec le dessinateur espagnol Pablo G. Callejo pour son album Bluesman.

Le ciel de Bay City, de Catherine Mavrikakis (Sabine Wespieser éd.)

Ce livre est un témoignage littéraire de ce que l’historienne Nadine Fresco a appelé « le trou noir, béant, vertigineux, d’années indicibles », le « noir mystère d’avant leur naissance1 », le traumatisme de la deuxième génération dont héritent les enfants des survivants de la Shoah.
C’est l’illustration du « complexe vampirique » défini par la psychanalyste Pérel Wilgowicz  : « l’enfant [...]

La Faculté des rêves, de Sara Stridsberg (La Cosmopolite, Stock)

Qui est Valérie Solanas ? Elle est l’auteur de Scum, un manifeste pour la destruction des hommes, et s’est surtout rendue célèbre par sa tentative d’assassinat contre Andy Warhol à la fin des années soixante.

Mais qui était vraiment Valérie Solanas ?