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  • Des nouvelles de la rentrée 2010 à La Réserve

    Le samedi 18 septembre, nous serons avec Nancy Huston pour parler avec elle de ses livres, et en particulier le dernier Infrarouge. Ce sera à 16 heures au CAC Georges Brassens de Mantes-la-Jolie.

Le Nazi et le Barbier d’Edgar Hilsenrath (traduit par Sacha Zilberfarb et Jörg Stickan, éd. Attila)

Dans « Le Barbier et le nazi », Hilsenrath adopte un point de vue provocateur : le nazisme et l’Holocauste sont pour la première fois évoqués sous l’angle du bourreau, mais à travers une satire baroque énoncée avec un détachement cru et une ironie mordante. Le personnage principal est grotesque et semble tout droit extrait d’une farce cruelle, une pantalonnade insolente. Le tout servi par une écriture truculente et fantasque.

Mon enfant de Berlin, d’Anne Wiazemsky (éd. Gallimard)

« Mon enfant de Berlin » est un roman autobiographique relatant l’histoire des parents de l’auteur. Claire est une jeune infirmière qui travaille pour la Croix Rouge française durant la guerre en 1945. Elle est la fille d’un écrivain/critique célèbre: François Mauriac . Un roman qui peut nous faire ressentir la nostalgie des récits de nos grands-mères , adolescentes durant cette période.

Etranger à Berlin, de Paul Dowswell  (éd. Naïve)

Ce roman aborde la question de la résistance allemande au régime nazi. Au-delà, il invite à réfléchir sur la passivité, la prise de conscience et l’engagement sur le terrain de la politique et des idées. A recommander aux adolescents… mais aussi aux adultes !

La Femme de midi, de Julia Franck (éd. Flammarion)

C’est en 1945, dans une gare envahie d’Allemands cherchant à fuir, que débute ce roman. Une femme y perd, ou abandonne, son fils de sept ans. Que s’est-il vraiment passé ?

Des hommes, de Laurent Mauvignier (éd. de Minuit)

Solange fête ses soixante ans avec sa famille et ses amis. Son frère Bernard, surnommé Feu de bois, débarque et lui offre une broche d’une grande valeur. Les invités s’offusquent : où a-t-il trouvé l’argent pour ce cadeau, puisqu’il vit aux crochets des uns et des autres depuis des années.

La tension monte, le ton aussi, [...]

Les Aubes écarlates : Sankofa cry, de Léonora Miano (éd. Plon)

Au-delà de l’histoire inimaginable d’un enfant soldat, Les Aubes écarlates poussent un cri : Sankofa, celui des esprits oubliés. Enchaînés entre la vie et la mort, ils réclament réparation. Ce sont les esprits de la traite négrière et de tous ceux que les vivants ont oubliés. Or il faut retourner aux sources pour rechercher ce [...]

Un amour exclusif de Johanna Adorján (Presses de la cité)

Un premier roman maîtrisé.

Le Tombeau de Tommy d’Alain Blottière (éd. Gallimard)

Inspiré par les mémoires d’une mère aimante et dévouée dont le fils figure sur l’Affiche rouge, un réalisateur de film projette de tourner une biographie de Thomas Elek.

Ce jeune Juif hongrois, surnommé Tommy au sein du groupe Manouchian, fut fusillé au Mont Valérien en 1944 pour actes de terrorisme contre l’armée occupante.

Les Veilleurs de Vincent Message

Après [Les Bienveillantes] il y a deux ans, et [Zone] de Mathias Enard l’an dernier, Voici [Les Veilleurs],la plus longue et plus originale lecture de l’été. Gros livre étrange et fascinant, venu d’ailleurs, et très différent des livres cités plus haut.

Zone de Mathias Enard

Zone nous raconte l’histoire de Francis Servain Mirkovic, jeune Parisien perdu dans la tourmente yougoslave au côté des Croates.