BD. Une fable enjouée et pleine de réalisme. Un plaisir pour les yeux et pour le moral !
Dans « Le Barbier et le nazi », Hilsenrath adopte un point de vue provocateur : le nazisme et l’Holocauste sont pour la première fois évoqués sous l’angle du bourreau, mais à travers une satire baroque énoncée avec un détachement cru et une ironie mordante. Le personnage principal est grotesque et semble tout droit extrait d’une farce cruelle, une pantalonnade insolente. Le tout servi par une écriture truculente et fantasque.
Enfin le deuxième roman de Vikas Swarup, auteur des « Fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire » (devenu « Slumdog millionnaire » au cinéma).
Kourkov utilise le tragicomique et l’absurde pour peindre une Ukraine encore fragilisée par l’ex-URSS et dénoncer toute l’absurdité de ce pays qui ne sait sur quel pied danser. Une fable douce et amère qui a tout pour plaire. Par l’auteur du « Pingouin ».









