Dans « Le Barbier et le nazi », Hilsenrath adopte un point de vue provocateur : le nazisme et l’Holocauste sont pour la première fois évoqués sous l’angle du bourreau, mais à travers une satire baroque énoncée avec un détachement cru et une ironie mordante. Le personnage principal est grotesque et semble tout droit extrait d’une farce cruelle, une pantalonnade insolente. Le tout servi par une écriture truculente et fantasque.
Ce roman aborde la question de la résistance allemande au régime nazi. Au-delà, il invite à réfléchir sur la passivité, la prise de conscience et l’engagement sur le terrain de la politique et des idées. A recommander aux adolescents… mais aussi aux adultes !
Ce huis-clos à portée universelle se veut le témoignage d’enfances sacrifiées par des adultes. Tout d’abord écrit en 1946 en anglais, Robert Neumann, juif autrichien, le réécrit en allemand trente ans plus tard. C’est alors qu’il invente la langue que parlent les enfants (un mélange d’argot viennois, de yiddish et de slang américain), un langage qui rend compte des origines multiples mais aussi du chaos indescriptible qui fait suite à la guerre et au fascisme.
C’est en 1945, dans une gare envahie d’Allemands cherchant à fuir, que débute ce roman. Une femme y perd, ou abandonne, son fils de sept ans. Que s’est-il vraiment passé ?
Un premier roman maîtrisé.
Un livre nécessaire et dérangeant










