Après les enfants soldats de Johnny chien méchant, Emmanuel Dongala met en scène dans son nouveau roman un groupe de femmes casseuses de pierre.
Pas très loin de leur lieu de travail, un aéroport est en cours de construction dans une zone marécageuse. En conséquence, les constructeurs auront besoin de beaucoup de gravier. Partant de cette idée, et dans l’espoir de vivre plus décemment, Méréana et ses acolytes décident de négocier à la hausse le prix du sac de cailloux.
Parallèlement, le gouvernement se prépare à recevoir une rencontre internationale sur la condition des femmes. Imaginez donc l’image du pays aux yeux du reste du monde si la grève ne s’arrête pas ? Rapidement donc la situation dégénère : répression et corruption sont le lot des revendicatrices.
Ce roman est autant le récit d’un conflit social que celui d’un combat politique. Se battre jusqu’au bout pour ne plus être exploitées et se faire respecter, tel est le but des ces femmes qui n’ont plus rien à perdre, tant elles ont déjà souffert. En flash-back, chacune raconte sa douloureuse histoire.
Représentées par Méréana, une femme cultivée qui à priori n’a rien à faire sur ce chantier, elles tenteront de se faire entendre dans ce pays qui ne laisse que peu de place à la femme, voire les maltraite. A chaque épreuve, elles se serreront un peu plus les coudes. Une belle démonstration de fraternité de la part de ceux qui ne possèdent rien d’autre que l’espoir !




