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  • Des nouvelles de la rentrée 2010 à La Réserve

    Le samedi 18 septembre, nous serons avec Nancy Huston pour parler avec elle de ses livres, et en particulier le dernier Infrarouge. Ce sera à 16 heures au CAC Georges Brassens de Mantes-la-Jolie.

Bellefleur de Joyce Carol Oates (traduit par Anne Rabinovitch, éd. Stock)

Restez concentrés, reportez-vous souvent à l’arbre généalogique indispensable, soufflez de temps en temps (les lectures en apnée ne sont pas recommandées) et laissez-vous emporter par la plume romanesque d’une magicienne des mots.

Un pays à l'aube, de Dennis Lehane (coll Thriller, éd. Rivages)

Publié en 2009, ce roman n’est pas le dernier « thriller » de Dennis Lehane. Non, il s’agit en fait d’un roman au souffle épique, retraçant un épisode historique de la ville de Boston sur fond de tensions sociales et manipulations politiques. Il s’ouvre au moment ou prend fin Contre-jour, de Pynchon, c’est à dire à la fin de la première guerre mondiale.
(…)
Dennis Lehane nous décrit la ville, ses quartiers, ses habitants, avec une belle puissance d’évocation. Il nous fait vivre les émeutes de l’intérieur, illustre brillament la montée du Red Scare, décortique les manipulations politiques, les stratégies syndicales, les rouages de la société américaine de cette époque. Il convoque de grandes figures de l’histoire américaine…

Les Lieux sombres, de Gillian Flynn (éd. Sonatine)

Tout en nuances, Gillian Flynn arrive à distiller au cours de son récit une insidieuse mélancolie qui fait de ces « lieux sombres » une lecture prenante et attachante.

Sylvia de Leonard Michaels (traduit par Céline Leroy – éd. Bourgois)

Peu d’auteurs osent se dévoiler de cette manière. Dans ce roman/témoignage, Léonard Michaels revient sur sa jeunesse ou plutôt sur sa première vraie et grande histoire d’amour ; vous savez celle que vous n’oublierez jamais et qui vous laisse un goût amer.

Sukkwan Island de David Vann (traduit de l’américain par Laura Derakinski – éd. Gallmeister)

Ce puissant roman décrit la force de la nature dans toute sa splendeur, nous rappelle la petitesse de l’humain face à l’immensité de l’espace. Mais, c’est aussi et surtout l’histoire d‘un père et d’un fils qui se sont ratés, n’ont pas su se comprendre jusqu’à ne plus pouvoir revenir en arrière.

Un auteur prometteur, dans la lignée de Cormac McCarthy.

Un pied au paradis, de Ron Rash (éd. du Masque)

Ce récit qui commence comme un polar n’en est pas un. On est plutôt dans la grande tradition des romanciers du Sud des États-Unis, avec cette atmosphère lourde, pesante. Un pied au paradis est son premier roman publié en France.

Contre-jour, de Thomas Pynchon (Points)

Ce récit foutraque et loufoque s’ouvre sur l’exposition universelle de Chicago en 1893 et se ferme 1200 pages plus loin dans les années suivant la Première Guerre mondiale.
[Contre-jour] est une fanfare assourdissante dont on ne peut s’empêcher de siffler la mélodie.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey)

Une fois de plus, Joyce Carol Oates nous plonge avec délectation dans un roman psychologique complexe dont elle a le secret. C’est avec art qu’elle dissèque l’Amérique des années 70, le racisme ambiant. A travers ces portraits de femmes, Oates nous décrit deux êtres que tout oppose, mais qui, au final, ont les mêmes peurs, les mêmes défaillances, la même solitude et le même lourd héritage familial.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey )

Pennsylvanie, 1974 : le traumatisme de la guerre du Viêt-Nam est encore douloureux, le scandale du Watergate vient d’ébranler l’administration Nixon et entacher son credo « la loi et l ‘ordre », les luttes violentes des années 60 ont permis au mouvement des droits civiques d’amorcer une meilleure intégration de la population noire dans la société. C’est dans cette Amérique bousculée et en pleine mutation que deux jeunes filles de 18 ans partagent la même chambre au Schuyler College.

...et que le vaste monde poursuive sa course folle de McCann (éd. Belfond)

New York, années soixante-dix. Roman « puzzle », polyphonique. Une ronde de personnages, tous liés, sans le savoir, à un événement extraordinaire: un funambule s’élance sur un câble tendu entre les Twin Towers.