stop
play
  • Pour nous retrouver, il y a également la page Facebook

    http://www.facebook.com/librairielareserve

  • Pour Noël nous serons ouverts exceptionnellement

    DIMANCHE 11 et 18 DÉCEMBRE, LUNDI 12 et 19 DÉCEMBRE de 10 h à 18 h

    et SAMEDI 24 DÉCEMBRE DE 9 h30 à 18 h 30

La Couleur des sentiments de Kathryn STOCKETT (traduit de l’anglais par Pierre Girard, éd. Jacqueline Chambon)

par Delphine Gorrégues
Nous sommes dans le Mississippi des années soixante.Une relation particulière entre trois femmes, des liens forts quelquefois violents, mais trois femmes qui convoitent le même but : la lutte pour le droit au respect et à l’égalité. Un roman très fort.

CosmoZ de Claro (éd. Actes Sud)

[par François Duchamp]
Les personnages du « Magicien d’Oz », cet hyper-classique de la littérature jeunesse américaine (dont tout le monde se délecte, de 7 à 77 ans) échappent à la fiction de leur auteur pour traverser le vingtième siècle.Féérique et terre-à-terre, drôle et grave, disert et efficace, plein d’amour et de haine, ce roman nous embarque pour un voyage troublant où l’enfance a le goût du meurtre.

Sur la route (le rouleau original) de Jack Kerouac (trad. Josée Kamoun, Gallimard coll. Du monde entier)

[par Nathalie Goldgrab]
Pas facile de nos jours d’appréhender ce récit issu d’une autre époque, d’un autre pays, d’une autre génération aux attentes et expériences si éloignées des nôtres. Pourtant, près de soixante ans plus tard, le lecteur ressent l’urgence, la soif d’absolu, la quête de ces jeunes fous à qui certains bien pensants auraient rêvé de botter les fesses. Certes ils peuvent paraître grandiloquents, pêcher par un excès de candeur jusqu’à en devenir ridicule. Aux yeux de beaucoup, ils ne sont que jeunes gens, parfois délinquants, souvent immatures et irresponsables. Mais leur sincérité est touchante et leurs aspirations universelles et intemporelles. Témoignage d’une époque, d’une jeunesse, d’un pays et précurseur influent, ce roman reste toutefois un grand classique de la littérature mondiale.

Bellefleur de Joyce Carol Oates (traduit par Anne Rabinovitch, éd. Stock)

[par Nathalie Goldgrab]
Restez concentrés, reportez-vous souvent à l’arbre généalogique indispensable, soufflez de temps en temps (les lectures en apnée ne sont pas recommandées) et laissez-vous emporter par la plume romanesque d’une magicienne des mots.

Un pays à l'aube, de Dennis Lehane (coll Thriller, éd. Rivages)

[par Nathalie Goldgrab]
Publié en 2009, ce roman n’est pas le dernier « thriller » de Dennis Lehane. Non, il s’agit en fait d’un roman au souffle épique, retraçant un épisode historique de la ville de Boston sur fond de tensions sociales et manipulations politiques. Il s’ouvre au moment ou prend fin Contre-jour, de Pynchon, c’est à dire à la fin de la première guerre mondiale.
(…)
Dennis Lehane nous décrit la ville, ses quartiers, ses habitants, avec une belle puissance d’évocation. Il nous fait vivre les émeutes de l’intérieur, illustre brillament la montée du Red Scare, décortique les manipulations politiques, les stratégies syndicales, les rouages de la société américaine de cette époque. Il convoque de grandes figures de l’histoire américaine…

Les Lieux sombres, de Gillian Flynn (éd. Sonatine)

Tout en nuances, Gillian Flynn arrive à distiller au cours de son récit une insidieuse mélancolie qui fait de ces « lieux sombres » une lecture prenante et attachante.

Sylvia de Leonard Michaels (traduit par Céline Leroy – éd. Bourgois)

Peu d’auteurs osent se dévoiler de cette manière. Dans ce roman/témoignage, Léonard Michaels revient sur sa jeunesse ou plutôt sur sa première vraie et grande histoire d’amour ; vous savez celle que vous n’oublierez jamais et qui vous laisse un goût amer.

Sukkwan Island de David Vann (traduit de l’américain par Laura Derakinski – éd. Gallmeister)

Ce puissant roman décrit la force de la nature dans toute sa splendeur, nous rappelle la petitesse de l’humain face à l’immensité de l’espace. Mais, c’est aussi et surtout l’histoire d‘un père et d’un fils qui se sont ratés, n’ont pas su se comprendre jusqu’à ne plus pouvoir revenir en arrière.

Un auteur prometteur, dans la lignée de Cormac McCarthy.

Un pied au paradis, de Ron Rash (éd. du Masque)

Ce récit qui commence comme un polar n’en est pas un. On est plutôt dans la grande tradition des romanciers du Sud des États-Unis, avec cette atmosphère lourde, pesante. Un pied au paradis est son premier roman publié en France.

Contre-jour, de Thomas Pynchon (Points)

Ce récit foutraque et loufoque s’ouvre sur l’exposition universelle de Chicago en 1893 et se ferme 1200 pages plus loin dans les années suivant la Première Guerre mondiale.
[Contre-jour] est une fanfare assourdissante dont on ne peut s’empêcher de siffler la mélodie.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey)

Une fois de plus, Joyce Carol Oates nous plonge avec délectation dans un roman psychologique complexe dont elle a le secret. C’est avec art qu’elle dissèque l’Amérique des années 70, le racisme ambiant. A travers ces portraits de femmes, Oates nous décrit deux êtres que tout oppose, mais qui, au final, ont les mêmes peurs, les mêmes défaillances, la même solitude et le même lourd héritage familial.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (éd. Philippe Rey )

Pennsylvanie, 1974 : le traumatisme de la guerre du Viêt-Nam est encore douloureux, le scandale du Watergate vient d’ébranler l’administration Nixon et entacher son credo « la loi et l ‘ordre », les luttes violentes des années 60 ont permis au mouvement des droits civiques d’amorcer une meilleure intégration de la population noire dans la société. C’est dans cette Amérique bousculée et en pleine mutation que deux jeunes filles de 18 ans partagent la même chambre au Schuyler College.

...et que le vaste monde poursuive sa course folle de McCann (éd. Belfond)

New York, années soixante-dix. Roman « puzzle », polyphonique. Une ronde de personnages, tous liés, sans le savoir, à un événement extraordinaire: un funambule s’élance sur un câble tendu entre les Twin Towers.